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En Nouvelle-Zélande, le réchauffement climatique tue des manchots

En Nouvelle-Zélande, le réchauffement climatique tue des manchots

Les animaux paient une fois de plus un lourd tribut au réchauffement climatique. En Nouvelle-Zélande, ce sont des centaines de Manchots pygmées au plumage bleu qui s'échouent sur les plages après être morts au large. Le plus surprenant étant sans doute qu'ils meurent d'hypothermie !

Les animaux marins victimes du dérèglement du climat sont de plus en plus nombreux. Cétacés, étoiles de mer et autres habitants des océans finissent régulièrement leur vie sur les plages du monde entier. Ce sont maintenant les kororas, comme on les appelle en Nouvelle-Zélande, de petits manchots aux ailes bleues, qui en subissent les conséquences. Par centaines, ils s'échouent, sans vie, sur les plages de cette île d'Océanie.

En cause, l'élévation de la température de l'eau. La Niña, un phénomène climatique naturel, ne parvient plus à faire son travail en faisant baisser la température de l'océan. Afin de fuir des eaux devenues trop chaudes pour eux, les poissons constituant le menu des manchots vont plus en profondeur, ou à la recherche d'une eau plus fraîche. Les petits oiseaux se retrouvent alors sans nourriture. Affamés, ils perdent la couche de graisse qui les protège de la température de l'océan. Ne pouvant alors plus lutter contre le froid, ils meurent d'hypothermie. Lorsque le phénomène survient en période de nidification, cela se répercute sur les juvéniles, qui ne sont plus nourris. Cela, alors que leur mortalité est déjà naturellement élevée, de l'ordre de 30 %.

Si le cas n'est pas nouveau, il est de plus en plus fréquent et a pris une ampleur inquiétante depuis début juin 2022. Ce sont en effet à peu près 200 oiseaux par jour qui s'échouent, selon Vaughn Turner, spécialiste de l'environnement. Celui-ci parcourt les plages pour compter les cadavres. Les ornithologues locaux pensent que les volatiles meurent en mer.

Ce phénomène inquiète grandement les sociétés ornithologiques. Un membre du Département de conservation de Nouvelle-Zélande, Graeme Taylor, met en garde : le manchot pygmée bleu ne sera bientôt « plus capable de s'en remettre ».

Triste constat, terriblement alarmant. Le milieu marin est un équilibre aussi fragile qu'il est vaste. Peu à peu, entre pollution à grande échelle et modification du biotope, les animaux dépendants de l'océan sont confrontés à des problématiques impossibles à surmonter pour eux. De l'ingestion de plastique à l'augmentation des températures en passant par la fonte des glaces, des espèces toujours plus nombreuses sont en voie d'extinction. Souvent après d'extrêmes souffrances.

Par Estelle-Sara Soldner
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