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La chasse à la baleine bientôt interdite en Islande

La chasse à la baleine bientôt interdite en Islande
Photo: Thomas Kelley / Unsplash

Face à une demande très basse, l’Islande a décidé de mettre un terme à la chasse commerciale à la baleine à partir de 2024.

En 2022, il n’y a plus que trois pays dans le monde qui pratiquent la chasse à la baleine dans une optique commerciale : le Japon, la Norvège et l’Islande. Mais face à une demande en berne et à des quotas autorisés qui sont loin d'être atteints, l’Islande a décidé qu’il n’y avait plus de véritables raisons de poursuivre cette activité.

Sur les 3 dernières années, seul un cétacé a été harponné – une baleine de Minke, également appelée rorqual – et les deux entreprises détentrices de la licence les autorisant à pêcher la baleine en Islande se sont retirées progressivement de l’activité dès 2020. En 2024, les quotas actuels expireront et le gouvernement estime que les renouveler ne fait aucun sens.

Si la chasse commerciale à la baleine a été interdite en 1986 par la Commission baleinière internationale (CBI), alors que ces espèces de cétacés étaient menacées, l’Islande s’était opposée à cette décision et avait repris la pêche en 2003. En 2019, c’est le Japon qui a redémarré la chasse sous couvert de tradition – riche en protéine, la viande de baleine a permis au peuple japonais de survivre à la fin de la Seconde guerre mondiale – et de pêches à visée scientifique.

Ailleurs dans le monde (en Sibérie, en Alaska et dans les îles Grenadines), la chasse à la baleine aborigène est tolérée par la CBI, car le profit n’est pas l’objectif final et qu’il s’agit de subvenir au besoin des populations locales.

Outre l’aspect moral de la chasse à la baleine qui cristallise les critiques des associations environnementales, la consommation de la viande de baleine se raréfie même au Japon (premier pays consommateur) et la pérennité économique de ce type de pêche n’est plus envisageable. À côté de ça, l’Islande est à la mode chez les voyageurs et le pays accueille de plus en plus de touristes. Admirer les baleines est l'une des activités favorites des visiteurs et il est difficile de concilier ces deux pratiques sans agiter l’opinion publique.

Comme le soulignent de nombreuses organisations de protection de l’environnement, cette décision est une excellente nouvelle pour les océans et pour ces superbes mammifères marins, qui ont un rôle à jouer dans la lutte contre le dérèglement climatique. Elles agissent en effet comme de véritables pompes biologiques, qui enferment le CO2. Une raison de plus pour se réjouir de cette décision de l’Islande !

Par Mickael
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