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Un étrange calmar à longue queue dans son milieu naturel

L’année 2019 aura décidément été très fructueuse pour les chercheurs de bestioles au fond des mers. Au moins en matière de calmars. Après le calmar porcelet, voici le calmar à longue queue qui s'est dévoilé devant la caméra du Nautilus.

C’est à nouveau le navire scientifique EV Nautilus qui s’illustre. Ce bateau a déjà à son très long palmarès le Titanic, le Bismarck et l’USS Independance. Son expédition 2019 dans le Pacifique lui a permis d’explorer de nombreux sites, dont l’archipel des îles de la Ligne. Si neuf des îles constituent le Kiribati, les trois dernières (Palmyra, Jarvis et Kingman) sont sous souveraineté américaine. Elles sont protégées dans le cadre du Pacific Remote Islands Marine National Monument en raison de la faune marine qu’elles abritent et restent à ce jour très peu explorées. Si le calmar porcelet a été observé par le Nautilus à l’été 2019 à proximité de Palmyra, le calmar à longue queue a, quant à lui, été vu le 5 juillet 2019 près de Jarvis.

Cet animal endémique des eaux des environs de Hawaï n’est pas à proprement parler inconnu : il a été identifié en 1972 mais seulement à l’état de cadavre. Les connaissances sur les animaux vivant à de grandes profondeurs sont très lacunaires, et ce calmar ne fait pas exception. C’est pourquoi la première observation de cet animal vivant dans son milieu naturel, à 930 mètres de profondeur par le sous-marin télécommandé Hercules, a provoqué une grande excitation parmi les scientifiques embarqués à bord du Nautilus. Cerise sur le gâteau, le calamar observé a profité de son passage devant les caméras de l’Hercules pour éjecter son encre !

Comme son nom commun l’indique, la particularité de l’Asperoteuthis mangoldae est sa queue, démesurément longue. Celle-ci est raidie par une sorte de tige et comporte des voiles de part et d’autre. Aucune fonction clairement identifiée ne leur est attribuée à ce jour. Il est cependant possible qu’elles servent avant tout à changer l’apparence de l’animal, comme on l’a observé chez des espèces voisines. On reste toutefois dubitatif sur l’avantage évolutif que procurerait une telle fonctionnalité à des profondeurs où la lumière ne parvient pas. Au contraire, ces attributs qui n’ont pas de fonction natatoire diminuent la performance de l’animal à la nage.

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