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Les océans bientôt numérisés pour mieux les comprendre

Les océans bientôt numérisés pour mieux les comprendre

Pour mieux comprendre nos océans et ainsi mieux agir en leur faveur, l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) souhaite développer une simulation numérique qui leur sera la plus fidèle possible. De véritables jumeaux virtuels que l'on pourra scruter à la loupe et utiliser pour prédire des phénomènes précis.

Il est difficile de protéger quelque chose qu'on ne comprend pas totalement et force est de constater que beaucoup d'inconnues obscurcissent encore notre vision d'ensemble des océans. Les études et autres missions océaniques sont pourtant légions et tant le corail que les baleines, les vagues scélérates ou encore l'acidification des océans ont été examinés sous plusieurs coutures et documentés. L'ennui, c'est que ces études sont effectuées par divers organismes de recherche et parfois même par des corps de métier différents. Les méthodologies d'approche peuvent ainsi changer du tout au tout et, aussi complémentaires soient-ils, leurs résultats sont consignés de manière trop hétérogène pour être exploitables ensemble.

Pour régler ce problème, l'Ifremer a alors eu une idée assez simple : les rassembler en une seule et même base de données, afin d'en faire une sorte de base d'informations sur les océans. En utilisant cette base, l'institut de recherche va ensuite mettre sur pied des jumeaux virtuels, une modélisation numérique qui reflètera le plus fidèlement possible notre connaissance actuelle des océans.

Rejoignant parfaitement les souhaits des Nations-Unies pour cette décennie, cette plateforme numérique sera nourrie avec non seulement les propriétés géologiques, physiques, biologiques ou encore chimiques des océans, mais aussi avec des caractéristiques atmosphériques qui, on le sait, agissent également sur leur comportement (et vice-versa). Le tout sera ensuite exploité via des intelligences artificielles et de complexes systèmes d'équations, de manière que l'on puisse utiliser la simulation tant pour tester des scénarios que pour vérifier des théories et, bien sûr, pour trouver des solutions.

Les utilisations sont donc nombreuses et intéressantes, surtout que l'Ifremer compte faire de cette simulation une plateforme publique accessible à tous. Sauf que consolider la quantité de données nécessaire à la création des jumeaux numériques, puis mettre sur pied la puissance de calculs pour son exploitation n'est pas un exercice facile. Aucune année et encore moins de date butoir n'ont donc encore été annoncées, mais l'Ifremer annonce déjà travailler avec différents centres d'observation étrangers pour faire rapidement de la simulation une réalité. Il ne reste alors qu'à espérer que cela se fasse avant qu'il ne soit trop tard pour nos océans.

Par Andriatiana Rakotomanga
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