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Des méduses pour éradiquer le plastique de nos mers

Utiliser des méduses pour contrer le plastique, c'est le pari un brin insensé que veulent relever les chercheurs du projet GoJelly pour éliminer ce matériau polluant de nos océans.

Les conséquences de l'activité humaine sur les écosystèmes marins sont désastreuses. Le stock de poissons diminue, les eaux se réchauffent et s'acidifient, tandis que les engrais s'épandent de la terre à la mer. Mais s'il y en a bien une que tout cela arrange, c'est la méduse : moins de prédateurs à craindre, plus de territoires à occuper, même les navires les aident à conquérir les mers en les trimballant d'un océan à un autre. Résultat, elles prolifèrent et nagent maintenant en banc d'une dizaine de kilomètre de large pour plusieurs dizaines de mètres de profondeur. Une horreur pour le nageur, mais surtout pour la biodiversité.

Mais si cette prolifération pouvait servir à la lutte contre le plastique en mer ? En effet, les scientifiques ont remarqué que le mucus des méduses avait la particularité de se lier aux microparticules de plastique qui en constituent la majorité au large. L'idée serait donc de capturer le maximum de méduses pour confectionner des bio-filtres capables de piéger proprement le plastique en mer. Ces bio-filtres pourraient aussi équiper des stations d'épurations ou carrément des fabriques de plastique pour capturer les microparticules à la source. Ce serait faire d'une pierre deux coups : moins de méduses et moins de plastique dans les océans.

Derrière GoJelly se cache un consortium de 15 institutions scientifiques issues de 8 pays différents (Slovénie, Norvège, Portugal, Italie, Israël, France, Allemagne et Chine). Il est coordonné par l'Institut Leibniz d'océanographie de Kiel, en Allemagne et financé par la Fondation européenne pour la science. Ensemble, ces institutions essaient de trouver une solution à cette prolifération de méduses qui touche quasiment tous les océans et mers du globe.

À part les bio-filtres, GoJelly a imaginé d'autres solutions pour se débarrasser des envahissantes intruses : les transformer en engrais, en faire de la nourriture pour poissons d'élevage, en faire un ingrédient pour produits cosmétiques (elles contiennent du collagène), ou carrément la mettre dans l'assiette, chose que plusieurs cultures font déjà.

Par Andriatiana Rakotomanga
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