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Du corail artificiel pour nettoyer les océans

Du corail artificiel pour nettoyer les océans

En Australie, un drôle de récif artificiel a été plongé dans la baie de Sydney. Le but avoué : filtrer les eaux pour les dépolluer via un procédé naturel.

Baptisé "The Living Seawall" (la digue vivante, en français), ce récif synthétique est le résultat d'une collaboration entre l'institut de science marine de Sydney, le laboratoire spécialiste des infrastructures marines Reef Design Lab, et le constructeur automobile Volvo.

Il se présente comme une tuile hexagonale à accrocher sur une structure (un mur par exemple, ou encore une digue). Percées de trous et montrant un relief particulier, ces tuiles s'inspirent davntage des racines de palétuviers que des coraux, mais dans leur fonctionnement, ce sont bien les récifs qu'elles copient : elles offrent un habitat aux espèces marines. Tout particulièrement, ce sont les organismes filtrants comme les mollusques qui sont visés, car ceux-ci peuvent filtrer les métaux lourds et autres particules en suspension dans l'eau. "The Living Seawall" a donc pour vocation de se transformer petit à petit en digue vivante capable de réduire la pollution de la mer.

Au nombre de 50, les tuiles sont en béton haute performance, renforcé avec du plastique recyclé garanti sans innocuité pour l'écosystème marin. Elles ont été façonnées grâce à des moules imprimées en 3D. Selon les designers, l'impression 3D a permis d'atteindre un niveau de granularité assez fin pour imiter le rendu des coquillages, chose qui permettrait d'attirer facilement une grande biodiversité sur la digue. Cerise sur le gâteau, les tuiles coûteraient vraiment peu cher à produire et sont très facile à installer pour un impact attendu pourtant conséquent sur l'assainissement de l'eau.

Volvo a annoncé que les scientifiques allaient suivre de près l'évolution de la structure pendant 20 ans, étudiant l'arrivée des espèces marines, surveillant l'évolution de la qualité de l'eau au fil du temps et, au final, statuant sur la viabilité du projet.

Voir le constructeur automobile s'engager ainsi dans la protection de l'environnement et des océans peut sembler insolite, mais il faut savoir que la marque suédoise a récemment multiplié les initiatives en faveur de la durabilité. Notons par exemple son soutien à l'opération de nettoyage des océans initiée par l'ONU, son engagement à ne plus utiliser de plastique à usage unique d'ici à la fin de l'année 2019, ou encore sa volonté de lancer, d'ici 2025, un million de voitures électriques sur le marché.

Par Andriatiana Rakotomanga
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