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Un catamaran solaire part à la conquête du monde

Les énergies renouvelables ont le vent en poupe, en ces temps de réchauffement climatique. Traditionnellement, le bateau est un véhicule à énergie renouvelable puisque le vent qui souffle dans ses voiles est le résultat de l'alchimie entre l'atmosphère terrestre, les océans et l'énergie apportée par le soleil.

Tout le monde a déjà entendu parler de la voiture solaire, dont une course est organisée en Australie tous les ans depuis 1987. On a également médiatisé Solar Impulse, l'avion solaire du Suisse Bertrand Piccard qui vient d'achever son tour du monde.

En revanche, on connaît moins le bateau solaire. Son dernier avatar, Energy Observer, est en construction à Saint-Malo, au pôle naval Jacques-Cartier, avec l'aide de divers bureaux d'études répartis entre Saint-Malo, Chambéry, Paris et Grenoble. Il s'agit d'un catamaran traditionnel qui a remporté le trophée Jules Vernes sous la conduite de Peter Blake.

Le bateau solaire en soi n'est pas une nouveauté. On avait déjà vu le Planet Solar, du Suisse Raphaël Domjan lancé en 2010. Mais la performance de la création de Victorien Erussard et Jacques Delafosse est ailleurs. Ce navire est le premier à fonctionner grâce à une pile à combustible fonctionnant à l'hydrogène. Les capteurs solaires, couplés à deux éoliennes à axe vertical, fourniront une énergie permettant de séparer l'hydrogène et l'oxygène de l'eau. L'hydrogène ainsi stocké sera la source d'énergie propulsive du bateau.

L'embarcation sera mise à l'eau cet hiver et partira ensuite pour un tour du monde qui devrait durer jusqu'en 2022. Celui-ci permettra de tester les technologies dans des conditions réelles et, peut-être, d'ouvrir la voie à de nouvelles familles de bateaux plus respectueuses de l'environnement.

Par Charles Lorrain
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