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L'Île de Pâques devient une aire marine protégée

Bonne nouvelle pour la mer, l'environnement et les habitants de l'Île de Pâques : 720.000 km² de surface maritime autour de l'île vont être classés « aire marine protégée ».

Le 3 septembre 2017, la consultation populaire engagée par le gouvernement chilien auprès des habitants de l'île polynésienne, les Rapa Nui, a approuvé la création d'une telle aire. Le lendemain, Marcelo Mena, le ministre chilien de l'Environnement, a acté le projet. Il s'agit à ce jour de la plus grande aire marine protégée d'Amérique Latine.

L'Île de Pâques, possession du Chili depuis 1888 après quelques années sous domination française, se situe à environ 3500 km des côtes chiliennes, au milieu de l'Océan Pacifique, ce qui en fait l'une des terres habitées les plus isolées au monde. Elle est connue du grand public pour les Moaï, ces statues géantes qui n'ont pas encore livré tous leurs secrets. Mais les scientifiques la connaissent également pour ses richesses marines, notamment son récif de corail. Les eaux environnantes sont également un lieu de ponte important pour certaines espèces animales, comme le requin ou l'espadon.

La création de cette aire marine protégée permettra de fortement limiter la pêche dans les environs de l'île qui sont fréquentés par des bateaux-usines en provenance du monde entier. Les Rapa Nui seront associés à la gestion de la nouvelle aire marine protégée, conjointement avec le gouvernement chilien. Ils auront notamment le droit de poursuivre la pêche artisanale qui fait vivre nombre d'entre eux. Il devrait en résulter une augmentation du nombre de poissons ainsi qu'une sauvegarde des récifs coralliens, endommagés par une pêche industrialisée.

Seule ombre au tableau : l'étendue d'océan à surveiller et l'éloignement des bases navales métropolitaines ne faciliteront pas le contrôle et l'arraisonnement des navires suspects par la marine chilienne.

Par Charles Lorrain
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