Vous utilisez un bloqueur de publicités et nous pouvons le comprendre.
Mais notre site est entièrement gratuit grâce à  la publicité, non intrusive.
Merci de nous soutenir en désactivant votre bloqueur.

> Cliquez sur l'icône rouge située en haut à  droite de votre navigateur
> Choisissez l'option : "Désactiver pour ce site" ou cliquez sur le bouton bleu, puis sur "Actualiser"
> Si besoin, rechargez la page en appuyant sur la touche F5 de votre clavier

Le poisson-scie vit-il ses derniers jours ?

Le poisson-scie vit-il ses derniers jours ?
Photo: fsamuels

L'alerte a été donnée par L'Union internationale pour la conservation de la nature : le poisson-scie pourrait bien disparaître rapidement des eaux du globe. Cet animal, méconnu du grand public, ne déchaîne pas les passions, contrairement à la baleine ou aux tortues. Il est pourtant tout aussi en danger.

Si l'animal ressemble à un requin, il appartient en réalité à la famille des raies. Selon la biologiste Armelle Jung, cinq espèces évoluent dans les eaux tropicales. Mais sa présence semble s'être raréfiée, notamment sur les côtes africaines, si l'on en croit la lecture des registres de pêches. Toujours d'après la scientifique, "les enfants des pêcheurs locaux n'ont jamais vu un poisson-scie, alors qu'il apparaît sur certains billets de banque", ce qui témoigne d'une grande importance dans la culture locale.

Ce poisson n'est pas victime d'une maladie ou d'un problème de reproduction : il est pêché à tort et à travers pour ses ailerons et évidemment pour sa fameuse scie (un museau dentelé appelé rostre). D'autant que cet appendice le coince facilement dans les filets de pêche. Et quand on sait que l'animal fait la fortune des pêcheurs sur le marché noir, difficile d'attendrir les contrebandiers.

C'est pourtant l'axe de lutte contre la disparition de l'espèce : convaincre les pêcheurs de poisson-scie de relâcher leurs prises. Certains ont commencé à montrer l'exemple, comme en Sierra Leone. Mais il faudra du temps pour retrouver la population jadis recensée dans les zones côtières tropicales. Et du temps, le poisson-scie n'en a plus beaucoup : la destruction des mangroves, son habitat naturel, est loin d'arranger les choses.

Par Guillaume Daveluy
Pour recevoir la newsletter

A lire ailleurs