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Des phoques et des satellites pour surveiller l'Océan Austral

Des phoques et des satellites pour surveiller l'Océan Austral
Photo: Jean-Benoît Charrassin

L'homme commence à coloniser l'espace, mais notre propre planète comporte encore des zones mal connues. En raison des températures inhospitalières, mais aussi des difficultés d'accès, la collecte de données dans l'Océan Glacial Antarctique n'est pas chose facile.

Des caractéristiques comme la salinité, la température, la présence de plancton, la force des vents, les courants marins ou encore la formation de la glace sont importantes pour comprendre ces océans et leur évolution, notamment dans le contexte du réchauffement climatique.

Jusqu'à une période récente, les données étaient collectées par des moyens détournés depuis des satellites en orbite autour de la Terre. Depuis 2003, sous l'égide du CNRS et du CNES, les scientifiques ont associés des animaux à leurs recherches. Les heureux élus sont les phoques de Weddell, dont un certain nombre d'individus a été équipé de différents capteurs ainsi que de balises de localisation.

Ces animaux ont l'avantage de vivre aussi bien sur la banquise qu'en plongée, jusqu'à 500 m de profondeur, et de se déplacer sur de longues distances, ce qui permet de récolter des données à la fois en surface et sous l'eau, sur une grande étendue géographique. A la fin de 2017, des balises et des sonars seront également posés sur des éléphants de mer. Ils permettront la détection des bancs de zooplancton et de poissons jusqu'à une profondeur de 2000 m.

Côté satellites, divers engins ont récolté des données depuis de nombreuses années dans le cadre du programme européen Copernicus d'observation et de surveillance de la Terre. Les engins plus spécifiquement associés à cette campagne de mesures sont les Sentinel-3. Le premier d'entre eux, le Sentinel-3A, d'une masse de 1250 kg, a été lancé en février 2016 et mis en place sur une orbite à 814 km d'altitude. Il sera rejoint par le Sentinel-3B en 2018.

Les données recueillies, outre leur exploitation directe, permettent également de valider les mesures faites depuis l'espace et ainsi améliorer les instruments et les algorithmes associés.

Enfin, sachez que de même que pour les campagnes du CNES, aucun animal n'a été maltraité lors de la rédaction de cet article.

Par Charles Lorrain
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