Vous utilisez un bloqueur de publicités et nous pouvons le comprendre.
Mais notre site est entièrement gratuit grâce à  la publicité, non intrusive.
Merci de nous soutenir en désactivant votre bloqueur.

> Cliquez sur l'icône rouge située en haut à  droite de votre navigateur
> Choisissez l'option : "Désactiver pour ce site" ou cliquez sur le bouton bleu, puis sur "Actualiser"
> Si besoin, rechargez la page en appuyant sur la touche F5 de votre clavier

Bientôt le Wifi sous l'eau avec l'Aqua-Fi

Des chercheurs saoudiens ont annoncé avoir réussi à développer un système de transmission de données sans fil fiable et fonctionnant sous l'eau. Une sorte de Wifi aquatique que ses inventeurs ont tout naturellement baptisé Aqua-Fi.

Si transmettre des données, et a fortiori communiquer sous l'eau, n'est pas une nouveauté, les quelques technologies sans fil existantes se heurtent toutes à des écueils limitant leur application à des utilisations spécifiques. Nous sommes ainsi loin de la versatilité et de la simplicité qu'on connaît du Wifi, et bénéficier d'une connexion internet mobile sous-marine stable est aujourd'hui encore une utopie. Se penchant sur la question, des chercheurs de l'université KAUST d'Arabie Saoudite (Université des sciences et technologies du roi Abdallah) ont réussi à mettre au point un système combinant signaux lumineux et radio pour transmettre des fichiers à distance.

Appelé Aqua-Fi, le système comprend, sous l'eau, un modem auquel se connecte par ondes radio un appareil, et en surface, un autre modem chargé de faire la liaison entre celui sous l'eau et le satellite auquel il est raccordé. La connexion entre les deux modems, elle, se fait grâce à un signal lumineux, utilisant des LED vertes jusqu'à 10 mètres, puis un laser au-delà de cette profondeur.

Lors de leur test par temps calme, les chercheurs ont réussi à échanger des fichiers multimédias et à passer des appels Skype en plongée. Ils ont notamment enregistré une vitesse de transfert maximale de 2,11 Mo/s et un ping moyen d'une milliseconde. Un début prometteur donc, même s'il faut avouer que la technologie est encore handicapée par quelques inconvénients. L'utilisation du laser, par exemple, nécessite un alignement parfait entre émetteur et récepteur pour que la connexion soit optimale. Comme le laser est un signal lumineux, il faut aussi que rien ne vienne couper sa trajectoire et que l'eau reste claire et calme.

Dans tous les cas, les chercheurs saoudiens annoncent avoir atteint leur premier objectif : démontrer qu'il est possible de déployer un internet sous-marin en n'utilisant que des ressources bon marché, faciles d'accès et simples à installer comme les LED ou encore les Raspberry Pi utilisés en guise de modems.

Par Andriatiana Rakotomanga
Pour recevoir la newsletter

A lire ailleurs

Vos commentaires

Soyez le premier à laisser un commentaire !

Il vous reste caractères.