Les plus belles plages du Finistère, entre dunes et falaises
Photo : la côte près du village de Meneham, en BretagneAvec ses 1 250 kilomètres de littoral, le Finistère déroule une côte sauvage où se succèdent criques secrètes, falaises sculptées et longues plages de sable balayées par le vent. Peu de départements peuvent se vanter d'un tel trésor maritime. Pourtant, dès qu'il s'agit de plage, notre regard file presque automatiquement vers la Méditerranée. Quel dommage… Car à la pointe de la Bretagne se cachent des anses d'une beauté saisissante, un sable si clair et une eau si limpide qu'on en oublierait presque qu'on est au bout du continent, et non au bord d'une mer turquoise lointaine. Pas de classement ici. Juste des plages qui valent le déplacement.
Où poser ses valises ?
Avec des plages disséminées sur tout le littoral, mieux vaut choisir un camp de base bien placé. Le camping reste la formule la plus pratique pour rester près de la côte sans exploser le budget. Ceux qui veulent le confort d'un mobil-home sans sacrifier l'esprit vacances peuvent séjourner dans un camping Homair dans le Finistère : plusieurs établissements sont installés à portée des plus belles plages du département.
L'archipel des Glénan, le lagon qu'on n'attendait pas
Quinze kilomètres au large de Fouesnant. On monte sur un bateau à Bénodet ou à Concarneau et quarante-cinq minutes plus tard, on débarque sur un archipel qui n'a rien à faire en Bretagne. Sable blanc, lagon turquoise, îlots dispersés sous un ciel immense. La plage de Saint-Nicolas est la star du coin : à marée basse, un bras de sable relie deux îles et forme un paysage qu'on croirait tout droit sorti des Maldives. Réservez votre traversée tôt en saison parce que les places partent vite.
La baie des Trépassés, là où l'Atlantique ne plaisante pas
Le nom donne le ton. Entre la pointe du Raz et la pointe du Van, cette plage raconte des siècles de naufrages. Les courants y ramenaient les corps, disent les anciens. Aujourd'hui, c'est plutôt les surfeurs que la mer attire. La houle est franche, le décor taillé à la serpe : falaises de chaque côté, dunes rasées par le vent, zéro béton. On ne se baigne ici que sous surveillance, en été. Le reste de l'année, on regarde. Et franchement, ça suffit.
Tahiti à Carantec : le surnom n'est pas volé
Oui, il y a une plage qui s'appelle Tahiti dans le nord du Finistère. On pourrait croire à un gag de l'office du tourisme. Sauf que non. Pins maritimes en surplomb, eau turquoise bien réelle quand le soleil pointe, crique abritée par la pointe du Cosmeur. Le truc, c'est qu'il faut la mériter un peu : le parking est en hauteur, l'accès se fait par des sentiers côtiers pas franchement plats. Résultat, la plage n'est jamais bondée. Les gens qui descendent jusqu'en bas savent pourquoi ils sont là.
L'île Vierge à Crozon : interdite mais toujours époustouflante
On a tellement parlé de cette plage qu'elle a fini victime de son succès. L'accès direct est fermé désormais. Mais on peut encore l'admirer depuis les falaises, et la vue vaut chaque pas sur le sentier.

Une langue de sable blanc au pied de parois abruptes, des conifères au-dessus, une eau d'un bleu profond en contrebas. Certains la comparent aux calanques de Cassis. Ils n'ont pas tort. Si vous voulez poser votre serviette dans le coin, rabattez-vous sur Pen Hat à Camaret-sur-Mer, juste à côté. Même caractère sauvage, aucune restriction.
Pors Carn à Penmarc'h : grande, blanche, tranquille
Deux bons kilomètres de sable bordés de dunes, face à la pointe de la Torche. Penmarc'h possède l'une des côtes les plus généreuses du Finistère sud. Pors Carn est moins agitée que la Torche – les familles y sont plus à l'aise – tout en gardant assez de vagues pour les amateurs de paddle ou de surf débutant. Même en août, on trouve de la place. Ce qui, en Bretagne, n'est pas toujours gagné.
Trévignon à Trégunc : la surprise du sud
Sable blanc, granit, eau cristalline. Trévignon coche toutes les cases sans faire de publicité. Quand il y a du vent, les kitesurfeurs prennent possession des lieux. Quand c'est calme, les gamins attrapent des crevettes dans les flaques entre les rochers. Le parking est à deux pas. Détail bête mais précieux quand on trimballe parasol, glacière et trois enfants.
Ménéham à Kerlouan : la plus photogénique ?
Côte des Légendes, nord Finistère. Un ancien hameau de pêcheurs restauré entre des blocs de granit énormes, une crique de sable fin en contrebas. Ménéham a un côté cinématographique.

Ce n'est pas la plus grande plage du département, loin de là. Mais le décor est tellement singulier qu'on y retourne rien que pour prendre des photos. Autour, d'autres criques parsemées de chaos granitiques se découvrent à pied. Comptez une bonne demi-journée pour explorer.
Les dunes de Keremma : sept kilomètres pour soi
Sept kilomètres de plage en continu : entre Tréflez et Plouénan, les dunes de Keremma offrent le genre d'espace où l'on marche une heure avant d'apercevoir quelqu'un au loin. Le sable est blanc, les dunes hautes, l'arrière-plan verdoyant. C'est un site naturel protégé, ce qui explique l'absence totale d'aménagements. Parfait pour le char à voile, les balades au long cours ou juste pour débrancher. Le genre d'endroit où on oublie l'heure.
Le Finistère ne se vend pas. Il ne crie pas sur les affiches. Ses plages n'ont ni palmiers ni cocktails à 15 euros. Elles ont mieux : de l'espace, du caractère et une lumière qui change dix fois par jour. Reste à prévoir un coupe-vent : on est quand même en Bretagne !














