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27 % des poissons consommés proviennent de la surpêche

27 % des poissons consommés proviennent de la surpêche

La consommation de poisson en France, 3 fois supérieure aux recommandations de l’OMS, fait que la surpêche continue de produire des ravages chez certaines espèces.

Chaque année, l’Ifremer (un institut en sciences et technologies marines) publie un rapport sur les stocks halieutiques de France. Et malgré quelques améliorations entre 2019 et 2021, les résultats restent préoccupants. On constate notamment qu’un tiers des poissons consommés par les Français provient de la surpêche.

Cela signifie que les mesures préconisées pour permettre la reproduction des espèces pêchées ne sont pas respectées, que les instruments de pêche ne sont pas adaptés à la pêche écologique et que les poissons sont prélevés de leur environnement sans tenir compte de la saison, de la taille ou de l’âge des prises. Une véritable menace pour les océans qui inquiète, à juste titre, les spécialistes des fonds marins.

Alors que les consommateurs les plus raisonnables tentent de se tourner vers une consommation de poisson éco-responsable, les grands industriels de la pêche continuent de puiser dans les stocks de certaines espèces pourtant menacées. C’est le cas du cabillaud, poisson favori des Français, de la langoustine ou de la cardine, qu’on connaît plus communément sous l’appellation de limande sur les marchés. Depuis 2010, la quantité de poissons pêchés n’a cessé d’augmenter alors qu’elle avait connu une baisse significative entre 2000 et 2010.

Face à ces signaux d’alerte, des plans de contrôles ont été mis en place par l’Europe en 2020 et ils ont pu démontrer que la situation pouvait s’améliorer si les mesures d’urgence pour protéger les espèces les plus fragiles étaient respectées. Le thon rouge en Méditerranée et dans l'Atlantique, ou le merlu du golfe de Gascogne ont ainsi vu leur population augmenter ces dernières années, suite à l’établissement de réglementations sur les quotas, l’âge et la taille minimale pour les pêcher, établies à la fin des années 2000. Parmi les autres évolutions positives, on note que les stocks de lieu noir, d’anchois ou de coquille Saint-Jacques sont dans un état jugé satisfaisant. Toutefois, la situation reste préoccupante pour des espèces comme l’églefin ou le maquereau.

Pour endiguer les effets néfastes de la surpêche, plusieurs solutions sont envisagées : le recours à des appareils de pêche moins destructeurs pour l’environnement marin ou bien l’utilisation de la technologie pour éviter de pêcher en ratissant de manière trop large. Avec les progrès de l’intelligence artificielle, il sera possible de créer des filets intelligents, qui ne s’ouvriront que lorsqu’ils croisent l’espèce visée par les pêcheurs, épargnant ainsi les autres poissons.

Si les gouvernements, les ONG et la science peuvent aider à lutter contre la surpêche, le consommateur final doit également veiller à bien choisir son poisson, à varier sa consommation et à privilégier les poissons entiers en provenance de régions voisines plutôt que les simples filets d’origine lointaine.

Par Mickael
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