Les démarches à suivre
La première chose à faire lorsqu'on décide d’ouvrir un snack à la plage est de trouver le bon emplacement. Un seul mot d’ordre ici : l’affluence. Plus il y aura de monde, mieux ce sera pour votre commerce. Une fois la bonne place trouvée, il faut vérifier à la mairie qu’elle est disponible et si c’est le cas, y déposer une demande d’attribution.Que vous vouliez ouvrir une sandwicherie ou vendre quelques glaces, il vous faudra d’abord officialiser la création de votre snack en allant l’enregistrer en tant que société au registre du commerce, auprès du Centre de Formalités des Entreprises (CFE). Puis, muni de votre numéro d’immatriculation, il vous faudra ensuite aller à la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) pour demander une carte de vendeur ambulant.
Il est temps maintenant de penser aux certifications nécessaires pour l’ouverture. Depuis le 1er octobre 2012, la loi stipule qu’au moins une personne travaillant dans votre snack devra avoir suivi une formation sur l’hygiène alimentaire. Si vous désirez vendre des boissons dans votre snack, il vous faudra acquérir soit une « petite licence restaurant », qui vous permettra de servir des boissons non alcoolisés ou fermentées (cidre bière, vin, etc.), soit une « licence restaurant » pour pouvoir vendre des boissons alcoolisées. Dans tous les cas, assurez-vous bien de toutes les démarches à suivre auprès de la CCI la plus proche.
Les contraintes
Comme tout projet d’entreprise, ouvrir un snack comporte une prise de risque. Réfléchissez bien à tous les aspects de votre investissement et prenez le temps de bien étudier les paramètres qui pourraient décider du succès ou de l’échec de votre entreprise. Par exemple, il faut garder en tête qu’un resto en bord de mer est très dépendant de la fréquentation de la plage. Et généralement cette fréquentation est dépendante des périodes estivales. Il s’agit donc d’une activité saisonnière : la haute saison est susceptible de générer un fort chiffre d’affaires tandis que la basse saison peut être dure à passer. D'ailleurs, certains snacks ferment pendant l'hiver. Au mieux, leurs propriétaires ont fait un chiffre d'affaire suffisant pendant la belle saison pour tenir l'année. Au pire, ils sont obligés d'avoir une activité secondaire.Une autre contrainte est celle de l'alimentation en eau et en électricité. En effet, il est assez délicat d’accéder à ces commodités sur une plage et à moins d’obtenir l’autorisation d’effectuer les travaux nécessaires (coûts supplémentaires pour une activité saisonnière), il faudra se tourner vers le système D : citerne d’eau, récupération des eaux usées, groupe électrogènes, etc.
Le snack démontable
Pour gérer les diverses contraintes qui vous attendent, vous pouvez vous tourner vers les bâtiments préfabriqués, spécialement conçus pour être rapidement opérationnel. Ils sont solides et sont généralement déjà équipés de chaises, tables, réfrigérateurs, coin cuisine, etc. Cerise sur le gâteau, ces restaurants peuvent être montés ou démontés en une journée, ce qui permet de démarrer rapidement une saison.Par ailleurs ce type de construction est généralement modulaire : vous pourrez rajouter ou enlever des éléments selon vos envies et selon les contraintes environnementales. Vous pourrez par exemple rajouter une terrasse (si votre concession vous le permet), ou bien aménager un étage, installer un bar, etc. Vous pourrez ensuite personnaliser votre snack avec la déco qui vous inspire.
Une fois la saison terminée, vous n'avez plus qu'à entreposer tranquillement votre snack en hivernage à l’abri des intempéries. Les solutions de location existent également.










