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Un Indonésien retrouvé après 7 semaines en mer

Un Indonésien retrouvé après 7 semaines en mer

Si vous pensiez que la vie d'un pêcheur indonésien se limitait à tenir une canne les pieds dans l'eau, détrompez-vous. Outre des conditions de travail extrêmement difficiles, ces véritables aventuriers doivent également braver les dangers du très coriace Océan Indien. C'est cette expérience qu'a pu faire Aldi Novel Adilang lorsque les amarres de son radeau se sont détachées, le plongeant dans près de 50 jours d'enfer.

Aldi était chargé de surveiller un romplong, c'est-à-dire un radeau de pêche accroché par une longue corde au large des côtes des Îles Célèbes. Là, une lampe constamment allumée permettait d'attirer des poissons, et chaque semaine, l'employeur du pêcheur venait l'alimenter en eau, en nourriture et en carburant pour la lampe. Mais suite à une tempête, les amarres du romplong se sont détachées, propulsant le radeau au milieu de l'Océan Indien. Là, entre des vagues immenses et les aléas climatiques de ces eaux réputées dangereuses, le naufragé a dû décupler d'intelligence pour tenir en attendant d'hypothétiques secours.

Pour survivre, le pêcheur a dû faire preuve de beaucoup d'ingéniosité. Ses réserves de nourriture et d'eau ont disparu au bout de quelques jours seulement, le forçant à se nourrir uniquement de poissons laborieusement attrapés grâce à son romplong. En ce qui concerne l'eau, il a fallu la puiser dans la mer puis la traiter sommairement à l'aide d'un t-shirt afin d'éliminer le plus de sel possible. Enfin, le naufragé a dû démonter les rambardes de son radeau afin d'obtenir du combustible pour faire cuire le poisson qu'il pêchait.

Adil Novel Adilang désespérait d'être secouru. En effet, des dizaines de navires sont passés non loin de lui sans l'apercevoir jusqu'à ce qu'enfin, après 49 jours en mer, un bateau panaméen se dirigeant vers le Japon vit son radeau et put le recueillir à son bord. Une fois arrivé à Osaka, le consul indonésien local a pu organiser son rapatriement. Adil est aujourd'hui en bonne santé et a pu retrouver sa famille qui n'a pas été avare en prières.

Par Thibaud Potron
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