Vous utilisez un bloqueur de publicités et nous pouvons le comprendre.
Mais notre site est entièrement gratuit grâce à la publicité, non intrusive.
Merci de nous soutenir en désactivant votre bloqueur.

> Cliquez sur l'icône rouge située en haut à droite de votre navigateur
> Choisissez l'option : "Désactiver pour ce site" ou cliquez sur le bouton bleu, puis sur "Actualiser"
> Si besoin, rechargez la page en appuyant sur la touche F5 de votre clavier

Le boto, cet étrange dauphin rose

D'habitude, un dauphin c'est gris ou bleu et ça vit dans la mer. Mais pas le boto. Découvrons ensemble cette curieuse espèce qui est bien loin des clichés que l'on a sur les dauphins.

Le boto est un dauphin rose qui vit dans l'eau douce. Voilà qui est dit. Un bien curieux animal, peu timide et très intelligent, mais qui est malheureusement aujourd'hui en danger.

Un animal pas comme les autres

Le boto, Inia geoffrensis, est le plus grand dauphin d'eau douce. Il figure parmi les espèces de mammifères de l'ordre des cétacés et du sous-ordre de l'odontocète.

Ce dauphin mesure entre 2 et 2,80 mètres, avec un poids variant de 100 à 150 kg. La couleur de son corps est gris rosé. Son bec est couvert de vibrisses qui lui permettent de mieux se repérer dans l'eau vaseuse. C'est un animal très mobile et très souple grâce à des vertèbres cervicales non soudées. Il lui est alors facile d'effectuer des manœuvres compliquées sous l'eau et cette particularité lui sert beaucoup dans son milieu où il doit souvent se faufiler entre des obstacles. Pour la même raison, la nageoire dorsale du boto est quasi inexistante pour ne pas le gêner.

Mis à part cela, ce dauphin ressemble à n'importe quel autre dauphin sauf qu'en grandissant, il devient rose, ce qui donne l'impression amusante qu'il est tout nu. Cette coloration inhabituelle viendrait de son adaptation à son environnement, car le fond des eaux qu'il fréquente devient vite rouge avec les courants.

Le mode de vie du boto

Le boto se rencontre principalement dans les eaux de l'Amazone et de l'Orénoque (Venezuela). Vous pouvez également le trouver dans la rivière Araguaia et son affluent, le fleuve Tocantin (Brésil), ainsi que, dans une moindre mesure, dans les fleuves de plusieurs autres pays d'Amérique du Sud.

Ce dauphin peut indifféremment vivre seul, en couple ou en groupe. Il se nourrit de différentes espèces de poissons se trouvant sur le fond des cours d'eau, mais également de tortues et de crabes. Comme tous les dauphins, il a recours à l'écholocation pour trouver sa nourriture sous l'eau.

Une espèce menacée

Chez le boto, la gestation dure 12 mois et les femelles mettent bas un seul petit à la fois. Les naissances sont aussi très espacées et se font tout les deux à trois ans. Les jeunes seront ensuite allaités par leurs mères pendant un an pour ne devenir autonomes qu'à l'âge de deux ou trois ans.

Ce rythme de reproduction est malheureusement trop lent et l'espèce se meurt sous la traque des pêcheurs locaux. Ces derniers les tuent parce qu'ils menacent leur stock de poissons, quand ce n'est pas pour s'en servir d'appâts à poissons-chats, pour sécher leurs organes sexuels et en faire des soi-disant aphrodisiaques, ou encore pour les transformer en huile censée soulager les rhumatismes. Sans parler des dauphins qui périssent noyés dans leurs filets.

Autres dangers pour le dauphin rose d'Amazonie : l’extraction de pétrole et de gaz naturel, l’exploitation minière, et même les moteurs de bateaux, dont le bruit trouble leur système de navigation. Ce sont ainsi 7 000 botos qui meurent chaque année, pour une population totale estimée entre 20.000 et 50.000 individus. En 2019, l'UICN (l’Union internationale pour la conservation de la nature) a classé cet animal parmi les espèces "en danger". Une triste réalité que des lois pourtant sévères n'arrivent pas à empêcher.

Par Andriatiana RakotomangaMis à jour le 15/02/2019
Pour recevoir la newsletter

Vos commentaires

Soyez le premier à laisser un commentaire !

Il vous reste caractères.