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L'étrange poisson lune

Le poisson-lune est l'une des innombrables bizarreries de la nature, une autre preuve que la vie foisonnante des océans ne cessera sûrement jamais de nous étonner. Massif et tranquille, le poisson lune n'est pas sans dégager une étrange poésie dans sa mystérieuse quête des océans.

Le poisson lune, également connu sous le nom de môle, est un poisson pas comme les autres. Pouvant être aussi large que haut, ce poisson est tout simplement gigantesque et... tout plat.

Les caractéristiques du poisson lune

Le poisson lune est un poisson lourd. Très lourd. L'adulte pèse une tonne en moyenne, pour 1 mètre 80 de long. La plus grande môle jamais découverte mesurait 3,30 mètres pour un poids de 2,3 tonnes.

Cette taille exceptionnelle est expliquée par le fait que le poisson ne cesse jamais de grandir. Plus il mange, plus il grandit.

Le poisson lune ne ressemble à rien de connu. Il possède une nageoire caudale atrophiée, deux petites nageoires pectorales, et une nageoire dorsale et anale quasi symétrique. Sa nageoire dorsale lui vaut d'ailleurs pas mal d'ennui, les nageurs le confondant souvent avec l'aileron d'un requin lorsqu'elle affleure à la surface de l'eau. Pour achever d'en faire un animal étrange, Mère Nature l'a fait plat et effilé de face, bouffi vu de profil. Sa couleur ainsi que les reliefs de son corps terminent de lui donner un air étrangement préhistorique.

Dans la peau d'un poisson lune

Le poisson lune vit dans toutes les mers chaudes, qu'elles soient tropicales, subtropicales ou tempérées. On le trouve ainsi indifféremment dans la Méditerranée, l'Atlantique et le Pacifique.

La môle se nourrit principalement de méduses dont elle est très friande.  Ce qui ne l'empêche pas de lorgner de temps en temps sur des petits poissons, du plancton et des crustacés. Sa bouche ronde lui permet d'aspirer ses proies qu'elle réduit ensuite en charpie avec ses dents pharyngiales en forme de bec (ses dents se trouvent dans sa gorge). Sa zone de chasse va de la surface à 600 mètres de profondeur.

De temps en temps, on peut observer un poisson lune se dorer au soleil, faisant la planche sur une de ses faces. Il n'est pas en train de se reposer mais cherche plutôt à attirer les oiseaux pour qu'ils mangent ses parasites (plus de 40 espèces de parasites peuvent vivre sur et sous sa peau). D'ailleurs, il passe beaucoup de temps à essayer de s'en débarrasser. Il peut par exemple nager dans des champs d'algues ou près des récifs pour attirer les poissons nettoyeurs, ou faire des bonds énormes hors de l'eau (3 mètres) pour s'en débarrasser.

Une population déclinante

De par leur taille imposante, les môles adultes ont peu de prédateurs naturels : les lions de mer, les orques et certains gros requins. Cependant, si l'on observe un net recul de sa population aujourd'hui, c'est bien à cause du chalutage de fond. Rien qu'en Méditerranée, la pêche à la traîne remonte 70 à 90% de poissons lunes dans ses prises.

Pourtant, malgré leur taille, les môles ne présentent aucun danger pour l'être humain. C'est un géant placide qui se contente de parcourir tranquillement les océans en quête de nourriture et de solutions pour ses problèmes de parasites.

Par Andriatiana RakotomangaMis à jour le 19/07/2018
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1 commentaire

Le poisson-lune, un gros animal de mer.

par André, le 06/12/2015

Pour les personnes curieuses de nature, voici une curiosité de la nature !

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