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Les supermarchés ne veulent plus du thon pêché dans l'océan Indien

Les supermarchés ne veulent plus du thon pêché dans l'océan Indien

Au Royaume-Uni, plusieurs chaînes de supermarchés ne veulent plus être complices de la dramatique réduction de la population de thons dans l'océan Indien. Sauf actes forts pris en leur faveur, elles ont ainsi annoncé vouloir les boycotter.

Quatre espèces de thons sont aujourd'hui en danger dans l'océan Indien. Ce sont le thon rose (Katsuwonus pelamis), le germon (Thunnus alalunga), et plus particulièrement les deux espèces dites "thon jaune" (Thunnus albacares) et "thon obèse" (Thunnus obesus). Ce dernier est d'ailleurs aujourd'hui considéré comme "Vulnérable" malgré une répartition mondiale dans les eaux tropicales et tempérées.

L'exploitation de ces poissons est si frénétique dans l'océan Indien que la région est devenue la seconde zone de pêche mondiale pour le thon tropical, battue seulement par le vaste océan Pacifique. En conséquence, 20% de la production mondiale des pêches de capture proviennent de la pêche des thons de l'océan Indien (2016).

Plusieurs ONG, Greenpeace et WWF en tête, ont alerté contre cette surpêche dès 2016. Avec plusieurs enseignes britanniques de la grande distribution et plusieurs marques européennes de surgelés, elles ont même appelé la Commission des thons de l'océan Indien (CTOI) à instaurer un système de quota afin de réduire les prises et ainsi assurer la durabilité des stocks. Cette demande n'ayant été jusqu'ici pas entendue, les supermarchés ont décidé de passer à la vitesse supérieure : désormais, ce sera le boycott pur et simple du thon de l'océan Indien.

Le mouvement est suivi par les principaux distributeurs britanniques, de Tesco à Colruyt, en passant par Co-op, et même par Princes Group, un fabricant et distributeur de produits alimentaires, historiquement un importateur de produits halieutiques. La revendication, elle, a évolué puisque les enseignes demandent désormais qu'un plan pour reconstituer les stocks de thons soit mis sur pied. Plus précisément encore, Tesco souhaite ni plus ni moins que la CTOI avance un programme crédible et efficace qui puisse rebâtir les populations en deux générations.

Si la nouvelle réjouit évidemment les écologistes, elle plaît moins aux pays pour qui l'exportation de thons représente une manne non négligeable. Les Seychelles, l'île Maurice et surtout les Maldives se disent ainsi très inquiètes des retombées de ce boycott. Étonnamment, Waitrose, une petite chaîne de supermarchés britannique, se dit elle aussi contre la décision de ses pairs, qu'elle considère "fondamentalement et moralement erronée". L'avenir nous dira sûrement qui a raison.

Par Andriatiana Rakotomanga
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