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Des GPS dans les œufs de tortues pour combattre le braconnage

Des GPS dans les œufs de tortues pour combattre le braconnage
Photo: Paso Pacifico

Afin de lutter contre le trafic d'œufs de tortues de mer, des biologistes ont eu l'idée d'inclure des leurres dans les nids. De faux œufs, mais de vrais traceurs GPS.

Selon l'ONG environnementale nicaraguayenne Paso Pacifico, le braconnage d'œufs détruit 90% des nids de tortues marines d'Amérique Centrale. Un pillage en règle qui vient s'ajouter à la longue liste de menaces pesant sur des animaux déjà bien vulnérables. Au Costa Rica, la biologiste Helen Pheasey et son équipe de l'université anglaise du Kent ont voulu comprendre ce trafic et en identifier les principaux responsables. Ils ont ainsi eu l'idée d'insérer des dispositifs de pistage dans les nids et pour que les braconniers ne se doutent de rien, ils les ont déguisés en œufs de tortues.

Ces œufs-GPS, baptisés "InvestEGGator", ont été développés en 2016 par le Dr Kim Williams-Guillén de l'ONG Paso Pacifico. Ils reproduisent non seulement le visuel d'un œuf de tortue de mer fraîchement pondu, mais également son toucher doux et malléable si caractéristique. Ces coquilles sont pourtant bien artificielles, imprimées en 3D, et intègrent un dispositif qui envoie un "ping" toutes les heures.

Une centaine d'InvestEGGators ont ainsi été placés dans 101 nids de tortues olivâtres et vertes, 2 espèces menacées, le tout sur 4 plages. Seul le quart des nids ainsi surveillés furent visités et, tandis que certains œufs échouèrent à se connecter au signal GPS, d'autres encore ont été abandonnés, peut-être percés à jour par les braconniers. Au final, seuls 5 appareils permirent de recueillir des données sur la filière, et c'était bien suffisant.

La plupart des faux œufs actifs ont fini leur course à moins de 3 km des plages pillées, chez des particuliers et dans un bar. Seul un œuf a effectué un périple de 137 km, s'arrêtant d'abord dans une épicerie avant de partir vers l'intérieur des terres le lendemain où il a également fini chez un particulier. Ces schémas laissent entendre que les œufs sont consommés localement et qu'il n'y a pas de filière organisée autour des braconnages.

Objectif atteint donc pour Helen Pheasey, avec en prime une bonne nouvelle pour les ONG comme Paso Pacifico. En effet, maintenant que l'opération a permis d'isoler les consommateurs finaux, les associations peuvent maintenant concentrer leurs actions de sensibilisation sur la bonne population.

Par Andriatiana Rakotomanga
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