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Des algues vertes déciment des sangliers

Des algues vertes déciment des sangliers
Photo: Tony Culshaw

Voilà une curieuse affaire qui a connu cet été plusieurs rebondissements. Durant la saison, de nombreux sangliers ont été retrouvés morts sur une plage de Bretagne. Alors que pour la Préfecture, la mort serait due à un étouffement par la vase, les associations de défense de l'environnement pointent du doigt les algues vertes présentes sur la plage.

En effet, la décomposition de ces algues dégage de l'hydrogène sulfuré, un gaz qui peut être mortel. Le sable tout autour se charge de gaz, devenant un danger pour les animaux : les sangliers, fouinant dans la vase, récupèrent du gaz dans les naseaux. Le phénomène avait déjà tué un cheval et des chiens les années précédentes.

Pourtant, d'après la préfecture, 32.000 m3 d'algues vertes auraient été ramassées sur les plages du Finistère et des Côtes d'Armor. Mais les analyses de la mort des sangliers a bien mis en cause ces marées vertes. Du coup, la ministre de l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a ordonné la fermeture de toutes les plages où les algues vertes ne peuvent pas être ramassées « toutes les 24 heures ».

Or, sur la cinquantaine de plages souillées par ce phénomène, une seule ne connaît pas de nettoyage quotidien : celle de Morieux, dans les Côtes-d'Armor, qui est... déjà fermée.

Rappelons que le fléau des algues vertes a pour origine l'utilisation d'engrais azotés dans l'agriculture, qui se transforment en nitrate dans les cours d'eau. En juillet dernier, Nicolas Sarkozy avait pris les défense des agriculteurs en niant leur responsabilité dans la prolifération des algues vertes en Bretagne.

Par Guillaume Daveluy
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