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Beyrouth va-t-elle perdre sa dernière plage publique ?

Beyrouth va-t-elle perdre sa dernière plage publique ?
Photo: Ed Kimber

Beyrouth serait-elle en passe de perdre sa dernière plage publique au profit du capitalisme à outrance qui ronge la capitale ? Toujours est-il que le propriétaire de la plage aurait demandé à la municipalité de clôturer le site de Ramlet Al-Baïda en vue d'un lifting pour lui rendre sa patine d'antan.

En fait d'embellissement, l'entreprise Achour Développement se propose d'y installer des transats, des snacks et autres bungalows, mais surtout, il envisage d'en rendre l'entrée payante. Jusque là gratuit, l'accès à la plage coûtera donc 8 000 livres soit environ 4 euros. Un prix trop élevé pour la plupart des familles beyrouthines qui ont l'habitude de profiter de ce havre de paix pour échapper à la rudesse du climat socio-économique régnant actuellement dans le pays.

Avec son littoral d'un kilomètre de long, Ramlet Al-Baïda est l'une des dernières plages publiques du Liban, la seule qui reste à Beyrouth. A l'entente de la nouvelle, quelques ONG sont montées au créneau pour protéger ce qu'ils estiment être l'un des derniers exutoires de la population. Le président de Greenline redoute ainsi une nouvelle urbanisation du littoral à l'instar de ce que les promoteurs ont déjà fait sur la pointe sud de la baie.

Petit sursis en tout cas : l'ONG Cedar for care, normalement en charge de la codirection de la plage avec l'ONG Operation big blue, déclare ne pas encore avoir été notifié de ce projet par le ministère dédié.

Par Guillaume Daveluy
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