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Brésil : il vit depuis 22 ans dans un château de sable

Brésil : il vit depuis 22 ans dans un château de sable
Photo: AFP

La plage est son royaume et sa demeure est faite d'un matériau qu'on y trouve en abondance. Depuis 22 ans maintenant, Marcio Mizael Matolias vit dans un château de sable sur le bord de mer et ne s'en porte que bien.

Alors que les maisons avec vue sur la mer s'arrachent à prix d'or au Brésil, ce brésilien de 44 ans a trouvé l'astuce pour avoir la belle vie sans débourser le moindre centime. Marcio est originaire de Duque de Caxias, dans la baie de Guanabara, au nord de Rio de Janeiro. C'est un quartier pauvre où il a grandi dans un grand dénuement jusqu'à dormir dehors, mais toujours sur la plage. En 1996, il décida de migrer vers celle de Barra da Tijuca et y construisit un château de sable pour y habiter. C'est un ami qui lui a appris comment faire.

Depuis, le "King", comme ses voisins et amis aiment à l'appeler, est devenu une attraction locale qui se plie volontiers au jeu de la photo. Couronne sur la tête et sceptre en main, c'est tout naturellement qu'il prend la pose, fièrement assis sur son trône ou devant son château. Mais si son habitation royale a des airs grandiloquents vue de dehors, le roi de la plage n'y dispose en fait que de 3 m², assez pour entasser les objets de ses passions : des livres, des articles de pêche, mais aussi des clubs de golf pour en faire sur le sable.

Marcio dit mener une existence tranquille sur sa plage. Il n'a pas de factures à payer, la municipalité ne l'embête pas et il jouit d'une vue incomparable sur l'océan. Le "King" vit de ce que les gens lui donnent et, de temps en temps, réalise des sculptures de sable pour le centre commercial du coin afin de gagner quelques Réaux (pluriel de "Réal", la monnaie locale). Ses soucis se limitent à la chaleur relâchée la nuit par le sable qui l'empêche parfois de fermer l'œil, au point de le faire sortir dormir chez un ami, et aux réparations quotidiennes nécessaires à l'intégrité de sa demeure. Un travail incessant auquel il se plie volontiers, car de son propre aveu, il ne peut imaginer vivre autrement.

Par Andriatiana Rakotomanga
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