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Les plages normandes spoliées de leurs galets par les touristes

Les plages normandes spoliées de leurs galets par les touristes
Photo: Anajim

Qui n'a pas déjà ramassé un joli caillou sur la plage ? Un geste anodin, qui permet de repartir chez soi avec un petit souvenir gratuit de ses dernières vacances. Hélas, la récolte de galets peut avoir de terribles conséquences sur le littoral, comme on peut le constater sur les plages de Normandie.

L'association Touche pas à mes galets, fondée en 2016 à Etretat, en Seine-Maritime, alerte sur l'état des plages normandes, qui se dégradent été après été. Les touristes sont toujours plus nombreux à venir visiter les plages de ce fameux littoral et beaucoup d'entre eux prélèvent, sans penser à mal, quelques galets. Pourtant, quand on fait les comptes, ces récoltes qui peuvent sembler anodines représentent entre 300 et 400 kilos de galets en moins chaque jour ! Une perte très importante qui n'est pas sans conséquences sur le quotidien des habitants.

Les galets jouent un rôle protecteur contre les tempêtes car ils diminuent l'impact des vagues sur la côte, et les retirer revient tout simplement à ôter une défense naturelle à la ville. Il faut savoir que le nombre de ces pierres locales a diminué de plus de 50 % par rapport au XIXe siècle. À ce stade, il n'en restera plus rien dans quelques décennies.

Pour lutter contre ce fléau, une interdiction (peu respectée) a été instaurée en 1975 en Normandie, et la ville d'Etretat a prévu une sanction pécuniaire de 90 euros en cas de récolte sauvage de ces galets. Toutefois, il est rare que l'amende soit infligée, car comme l'explique les membres de l'association Touche pas à mes galets, ce sont souvent des touristes étrangers qui ramassent les galets et qui ignorent donc potentiellement la loi française, ou des enfants à qui il suffit bien souvent de faire comprendre pourquoi ce n'est pas bien, pour qu'ils reposent les précieux cailloux.

Pourtant, dans la ville d'Etretat, des affiches en plusieurs langues sont placardées dans tous les principaux quartiers de la ville, afin d'éduquer les visiteurs de passage à ne plus piller les plages normandes. Pour le moment, ce n'est pas suffisant pour contrecarrer ce fléau et les quelque 1400 habitants de cette commune qui attire plus de 1 million de visiteurs chaque année commencent à en avoir assez.

Par Mickael
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1 commentaire

Cailloux

par Therese, le 03/09/2019

Dire que nos champs de Charente sont plein de cailloux dont on ne sait que faire...

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