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Les indicateurs de la pollution de l'eau

La pollution de l'eau est une réalité. Pour protéger les littoraux, mais aussi les lacs, les rivières et les autres cours d'eau, il est devenu indispensable de rendre cette pollution mesurable par le biais de critères précis.

Il existe plusieurs façons de mesurer la pollution de l'eau. Mais dans la pratique, on retient 4 critères globaux qui sont fréquemment utilisés pour leur fiabilité et leur simplicité. Ce sont la mesure du pH, la demande biochimique en oxygène sur 5 jours, la concentration de matières en suspension totale et la demande chimique en oxygène.

Le pH de l'eau

Le niveau de pH de l'eau est un bon indicateur pour caractériser son niveau de pollution. En milieu naturel et selon la nature du terrain, une eau propre et viable possède généralement un pH oscillant entre 6 et 8. Une mesure en deçà ou au-delà de cette fourchette (trop acide ou trop basique) signifierait que le milieu est certainement pollué.

Si le relevé de pH est mauvais, le premier réflexe sera alors de contrôler les principaux composés chimiques polluants : nitrites et nitrates, métaux lourds, ammoniac, phosphore, pesticides, etc.

La mesure du pH est une routine. Elle permet d'agir rapidement, de trouver les causes de pollution et de proposer les contre-mesures qui s'imposent.

La demande biochimique en oxygène

Également appelée DBO5, la demande biochimique en oxygène se mesure sur 5 jours. Il s'agit de contrôler durant ce laps de temps l'oxygène consommé par les micro-organismes responsables de la biodégradation des matières organiques présentes dans l'eau après y avoir créé un milieu rendu propice à leur développement. De cette consommation, on peut extrapoler la quantité de matières organiques qui y est présente.

Dans la pratique, la mesure se fait grâce à des sondes spéciales, des respiromètres, qui vont relever la quantité d'oxygène consommée (en milligramme) au fil du temps.

La DBO5 s'exprime en mg d'oxygène consommé pour un litre d'eau et varie en temps normal entre 2 et 20 mg/l.

La concentration de matières en suspension totale

Les matières en suspension totale désignent toutes les particules flottantes présentes dans l'eau, qu'elles soient d'origines organiques ou minérales. Ce sont celles-ci qui sont à l'origine de l'opacité de l'eau (en terme technique, on parle de turbidité) avec comme conséquence directe une prolifération des bactéries, une baisse de la température de l'eau et de sa concentration en oxygène (moins de lumière signifie moins de photosynthèse).

On quantifie la concentration de matières en suspension totale à l'aide d'un simple filtre, ce qui en fait un moyen routinier, en plus de la mesure du pH, pour statuer rapidement sur la pollution d'une zone.

La demande chimique en oxygène

Tout comme la DBO5, la demande chimique en oxygène (DCO) permet d'avoir une idée assez précise de la quantité de matières organiques concentrée dans l'eau. Elle va cependant un peu plus loin en mesurant autant les matières qui sont biodégradables que celles qui le sont moins.

Autre différence avec la DBO5, qui est une mesure biologique, la DCO est un paramètre chimique. Sa mesure se fait dans un milieu acide où l'on rajoute un oxydant à un échantillon d'eau afin d'en mesurer la quantité consommée. Le résultat de cette mesure représente l'oxygène nécessaire pour oxyder l'ensemble de la matière organique présente dans l'échantillon.

La DCO s'exprime également en mg/l : une valeur supérieure à 10 mg/l est considérée comme synonyme de pollution par des matières organiques.

Par Andriatiana RakotomangaPublié le 15/07/2015
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