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L'Amazone aussi a son récif de corail

Alors qu'on croyait que le corail se développait dans les eaux turquoises des lagons tropicaux, des scientifiques ont découvert un récif corallien à l'embouchure même de l'Amazone. Un écosystème qui mérite d'ores et déjà d'être protégé.

L'Amazone aussi a son récif de corail
Photo: Mariusz Kluzniak

C'est une découverte qui a bouleversé les amoureux de la nature et les spécialistes de l'environnement : un récif de corail prospère à l'embouchure du fleuve Amazone, entre le nord du Brésil et la Guyane.

Des conditions de vie improbables

Mais pourquoi est-ce si incroyable ? Il faut savoir que pour survivre, la grande majorité des coraux ont recours à une algue, la zooxanthelle, qui vit en symbiose avec l'animal. Grâce à la photosynthèse de celle-ci, le corail reçoit les éléments nutritifs essentiels à son développement.

Mais qui dit photosynthèse dit aussi soleil, or, les embouchures de grands fleuves, le delta de l'Amazone en particulier, sont surchargées de sédiments qui forment une boue difficile à pénétrer pour les rayons de soleil. Les sédiments emportés par le courant vont également se déposer sur les coraux et les asphyxier en les recouvrant (d'où le rôle important de filtre que jouent les mangroves).

A cela s'ajoute aussi une eau aux caractéristiques peu propices pour les coraux : trop acides et surtout trop peu salines, les eaux du delta de l'Amazone ne sont pas faites pour ces animaux. Et pourtant, contre toute attente, le récif existe bel et bien et il est loin d'être chétif !

Un immense récif à préserver

Situé à environ 100 km des côtes et plongé à 100 m de profondeur, le récif de corail de l'Amazone fait partie des plus grands jamais découverts, avec une longueur estimée à plus de 1 000 km pour une superficie de 9 500 km² (la Grande barrière de corail fait 2 600 km de long pour 344 400 km²).

La nouvelle de sa découverte a été annoncée en 2016 alors même que l'expédition qui l'a découverte a été menée en 2010. D'ailleurs, cette expédition y est allée à l'aveuglette, se basant uniquement sur des observations incomplètes datant des années 1950 et 1970 pour mener ses recherches.

Plus récemment, en début 2017, Greenpeace y a monté une autre expédition afin de mieux connaître ce joyau et sensibiliser l'opinion publique sur sa préservation. En effet, le récif, soupçonné d'accueillir une biodiversité plus que foisonnante, est aujourd'hui déjà menacé. Il y a bien sûr le réchauffement climatique et l'acidification des océans, mais le plus important des dangers reste l'exploitation pétrolière, avec de futures zones de forages placées très près du site.

Espérons que ce site exceptionnel ne va pas aller rejoindre la longue liste de ceux déjà détruits par l'Homme.

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