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Projet Remora : des maisons pour les poissons

Projet Remora : des maisons pour les poissons
Photo: Fondation Veolia

Durant des années, les eaux usées des grandes villes littorales françaises ont été rejetées sans ménagement dans la mer. La conscience écologique a émergé et les pouvoirs publics ont fini par prendre des mesures pour retraiter les eaux avant de les laisser s'écouler dans l'océan. Néanmoins, le désastre est parfois tel que les zones concernées mettent des années à s'en remettre.

C'est le cas du Cap Sicié, à Six-Fours-les-Plages (Var), au bord de la Méditerranée. C'est là qu'arrivent les canalisations des eaux usées de l'agglomération toulonnaise. Ce n'est qu'en 1991 qu'est prise la décision de construire la nouvelle station d'épuration de Toulon au pied du Cap Sicié : Amphitria.

Néanmoins, le mal était déjà fait et les environs du Cap Sicié étaient un désastre écologique pour la faune et la flore. Cet endroit a été qualifié de "no man's land sous-marin". Sous l'égide de la Fondation Véolia et de l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse, le projet Remora a été initié en 2011 pour une réalisation effective en 2015.

De quoi s'agit-il ? Des récifs artificiels, à base de jonc en fibre de verre et de résine époxy, ont été déposés sur le fond de la mer afin d'être colonisés par la microfaune et la microflore. Ces derniers servent de nutriments indispensables au développement de la faune et de la flore aquatiques. La profondeur n'a pas été choisie au hasard : c'est à -15 mètres qu'on trouve le moins de prédateurs.

Deux récifs ont été mis en place. Le premier est situé face à Amphitiria, dans le secteur pollué. L'autre a été placé un peu plus loin, au Cap Vieux, dans le but de servir de récif-témoin, autrement dit pour comparer les évolutions en zones respectivement polluée et non-polluée.

L'expérience devrait se dérouler jusqu'en 2020, mais des premiers résultats sont publiés dans un rapport de Véolia en novembre 2017 : le succès est au rendez-vous au-delà des espérances, de par le nombre d'espèce qu'on y a recensées. La fondation considère d'ores et déjà que le dispositif est reproductible et vient même, dans ce contexte, de remporter un appel d'offre pour une restauration écologique près de Cassis.

Par Charles Lorrain
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