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Shorebreak : attention aux rouleaux de bord !

Bien connu des amateurs de sensations fortes qui doivent composer avec lui sur les plages les plus fun, le shorebreak est l'un de ces dangers silencieux dont on parle vraiment peu. Il surprend le vacancier imprudent et peut faire de sacrés dégâts.

À l'instar de la baïne, le shorebreak sévit sur le bord de mer où sa présence reste invisible. Mais elle est bien là, la vague cassante comme on l'appelle, un phénomène d'une puissance insoupçonnée dont la banalité de l'apparence ne fait que rendre plus pernicieux.

Qu'est-ce qu'un shorebreak ?

Également appelé "rouleau de bord", un shorebreak est une vague qui se casse sur très peu d'eau, voire directement sur la plage. Comme pratiquement aucune eau ne reçoit la masse de la vague quand elle s'effondre, l'énergie cinétique qui l'anime reste grandement intacte lorsqu'elle touche le sable. Cela fait du shorebreak une vague très puissante, s'abattant avec force sur le rivage. En se cassant violemment sur le sable, le shorebreak provoque également un reflux relativement puissant.

Les shorebreak qui se brisent continuellement sur le rivage façonnent les plages en accentuant leurs pentes côté mer. Dans certains cas, la plage prend même des allures de colline avec la mer en contrebas.

Les dangers d'une vague du bord

Shorebreak

Le rouleau de bord est dangereux dès qu'il dépasse le mètre de haut et, évidemment, plus il sera grand, plus il fera de dégâts. Sa force lui vient de sa vitesse et de sa masse. En s'abattant sur la plage, la vague y projettera tout ce qu'elle trouvera sur son passage. Le risque pour le nageur sera alors de percuter le sable si brutalement qu'il aura l'impression de heurter du béton. L'analogie "comme plonger dans une piscine vide" est d'ailleurs régulièrement utilisée pour décrire le phénomène.

En tout cas, les conséquences sont là : luxations, traumatismes cervicaux, traumatismes crâniens et même coup du lapin. En d'autres mots, le risque va de traumas divers à la tétraplégie, conséquence d'une lésion au rachis, et même à la mort si on est précipité la tête la première et que l'on se tord le cou.

Autre danger enfin, le reflux qui vient immédiatement après l'effondrement du rouleau de bord. Vingt centimètres de cette eau qui se retire vers le large est suffisant pour déséquilibrer un adulte. Le risque de se retrouver directement sous la prochaine vague est donc réel, sans compter celui d'être coincé dans le cercle vicieux shorebreak-reflux-shorebreak-reflux comme dans le tambour d'une machine à laver, avec la noyade en bout de course.

Que faire si l'on est face à un shorebreak ?

Shorebreak

Faire face à un shorebreak qui fait deux voire trois fois notre taille est impressionnant. Surtout, il ne faut ni lutter ni fuir. Courir et donner le dos à la vague est le meilleur moyen de finir la tête dans le sable. Il vaut mieux au contraire faire face et plonger sous la vague pour mettre autant d'eau possible entre nous et la masse qui s'abat. Ensuite, il faudra rejoindre la plage en faisant attention aux autres vagues qui arrivent, tout en évitant de lutter contre les courants.

Les shorebreak déferlent surtout à marée haute, aussi il convient d'être vigilant à ce moment-là si l'on se trouve sur une plage où les vagues sont violentes. Et bien entendu, il faut éloigner les enfants de ces vagues sournoises dont le ressac pourrait les emporter au loin.
Photos : KaiBrabo / Val Wroblewski

>> A lire aussi : Comment se forment les vagues ?

Par Andriatiana RakotomangaPublié le 19/02/2018
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