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Une étude complète sur la désoxygénation de l'océan

Une étude complète sur la désoxygénation de l'océan
Photo: muha

Les océans étouffent. En seulement 50 ans, les activités humaines ont multiplié par quatre les zones mortes en haute mer et par 10 celles présentes dans les eaux côtières.

Ces chiffres sortent de la dernière étude sur la désoxygénation des océans effectuée par la Global Ocean Oxygen Network (GO2NE), tout simplement l'étude la plus complète du genre. Pour rappel, une zone morte est une zone immergée plus ou moins grande dans laquelle le taux d'oxygène dissous dans l'eau est insuffisant pour maintenir la vie. Pour certaines espèces marines, même une petite baisse d'oxygène peut entraîner leur déclin.

Les scientifiques internationaux qui composent la GO2NE ont identifié deux causes principales à cette multiplication inquiétante des zones mortes : le réchauffement des océans et, pour les eaux proches du littoral, la surcharge en nutriments. En se réchauffant, mers et océans conservent mal l'oxygène dissout. Pire, une eau chaude en surface est synonyme de colonnes d'eau pas assez oxygénées car, entravé, l'oxygène ne peut pas y circuler librement et peut encore moins atteindre les fonds marins.

Quant à la surcharge en nutriments, eux-mêmes issus en majorité de l'épandage d'engrais agricole, elle entraîne une prolifération d'algues qui viendront cacher le soleil. Les espèces aquatiques qui ont en besoin mourront alors et leur décomposition consommera de l'oxygène. Mais cela n'est rien comparé à l'énorme quantité du précieux gaz qui sera brûlée par les algues elles-mêmes une fois mortes.

Si la désoxygénation des océans menace directement les espèces marines, cela signifie aussi qu'elle hypothèque le gagne-pain de millions de personnes qui dépendent de la pêche artisanale, de l'aquaculture ou même du tourisme pour vivre. Les poissons fuiront les zones mortes et se déplaceront vers des secteurs pas forcément accessibles aux pêcheurs. Faute d'oxygène, les poissons ou crevettes élevés en bassin mourront, de même que les récifs coralliens. C'est toute l'économie bleue qui chancellera avec comme enjeu les 350 millions d'emplois qui lui sont liés.

Pour éviter que la vie marine ne disparaisse de nos océans, la GO2NE a identifié 3 axes de travail : lutter contre les émissions de gaz à effet de serre et contre l'utilisation massive d'engrais, protéger les espèces qui fuient les zones mortes, et améliorer la surveillance mondiale du niveau d'oxygène des mers et des océans.

Par Andriatiana Rakotomanga
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