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Un robot sous-marin va repeupler la Barrière de corail

Un robot sous-marin va repeupler la Barrière de corail

La Grande Barrière de Corail est la merveille naturelle australienne la plus connue car c'est la plus grande du monde : pas moins de 2600 km de long pour 344.000 km² de superficie (environ la taille de l'Allemagne). Mais elle est en danger de mort. D'une part à cause de l'invasion de l'étoile de mer Acanthaster pourpre qui se nourrit de coraux. D'autre part, les années 2016 et 2017 ont été particulièrement chaudes dans la région, ce qui a causé la disparition d'une grande quantité d'algues, qui constituent l'essentiel de l'alimentation des coraux. Car, ne l'oublions pas, le corail fait partie du règne animal. Le corail finit par mourir et par blanchir. Parfois, il se reconstitue, mais l'équilibre entre les différentes espèces de coraux est atteint : certaines espèces prennent l'ascendant sur les autres, au détriment de la biodiversité des récifs.

L'Australie a décidé de prendre le problème à bras le corps. Pour ce qui est des épisodes chauds, la solution est connue : c'est ni plus ni moins que la lutte contre le réchauffement climatique. Pour les étoiles de mer, des robots ont été envoyés pour les exterminer (c'est le programme RangerBot).Pour ce qui est de la régénération et de la biodiversité, les chercheurs de l'université du Queensland innovent : ils lancent le programme LarvalBot. Le robot protecteur se voit désormais attribuer une nouvelle mission : favoriser la reproduction des coraux. Et voici comment il va procéder.

On prélève des larves de coraux au moment de la ponte. Celles-ci sont élevées dans des enclos flottants, protégées contre les prédateurs. Enfin, après 5 à 7 jours de croissance dans la ferme à coraux, le LarvalBot les dépose aux endroits les plus endommagés. Elles se fixent alors à l'endroit où elles ont été déposées et se transforment en polypes coralliens qui vont devenir des coraux en construisant leur squelette calcaire. Cette méthode, dénommée "restauration larvaire", permettrait de multiplier par 100 la multiplication des coraux par rapport à l'œuvre de la nature. Si tout se passe bien, après 3 ans de croissance, ces nouvelles colonies de coraux seront aptes à entamer leur propre cycle de reproduction naturelle.

Pour le moment, deux robots ont été construits. L'un avec une capacité d'emport de 200.000 larves, et l'autre d'1,2 million ! Ces robots seront capables de traiter 1500 m² de récif par heure chacun. Ce programme est financé à hauteur de 300.000 dollars australiens par la Great Reef Foundation, qui a justement bénéficié cette année d'un important financement du gouvernement australien.

Par Charles Lorrain
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