Vous utilisez un bloqueur de publicités et nous pouvons le comprendre.
Mais notre site est entièrement gratuit grâce à la publicité, non intrusive.
Merci de nous soutenir en désactivant votre bloqueur.

> Cliquez sur l'icône rouge située en haut à droite de votre navigateur
> Choisissez l'option : "Désactiver pour ce site" ou cliquez sur le bouton bleu, puis sur "Actualiser"
> Si besoin, rechargez la page en appuyant sur la touche F5 de votre clavier

Un bateau Sea Shepherd attaqué par des braconniers

Un bateau Sea Shepherd attaqué par des braconniers
Photo: capture vidéo YouTube

L'association Sea Shepherd fait à nouveau parler d'elle. Cette ONG environnementale spécialisée dans le domaine marin est connue pour ses coups d'éclats, par exemple contre la chasse aux globicéphales dans les îles Féroé.

Cette fois, c'est dans le Golfe de Californie, connu localement sous le nom de Mer de Cortés, que l'association est montée à l'assaut à bord de son navire, le patrouilleur "Farley Mowat". Ce golfe, intégralement bordé par des territoires mexicains, et d'une longueur de 1250 km est connu, outre ses eaux transparentes et ses magnifiques plages comme Puerto Agua Verde et Bahía Concepción, pour ses nombreuses espèces marines endémiques. La plus connue, le Phoconea Sinus, également appelée Marsouin du Golfe de Californie ou encore Vaquita Marina (vachette marine), est au bord de l'extinction : il ne resterait plus qu'une vingtaine d'individus.

Le destin de cette espèce est lié à une autre espèce, le totoaba, également au bord de l'extinction. Ce poisson est au menu non pas des autochtones mais... des Chinois qui en utilisent la vessie natatoire comme mets fin ou en médecine traditionnelle, et ce à des prix stratosphériques (on parle de 15.000$ le kg). Le totoaba est d'ailleurs surnommé "la cocaïne des mers" ou encore "marijuana marine". Problème : bien que protégé, le totoaba est la cible du braconnage et le marsouin une victime collatérale prise dans les filets de pêche.

Les autorités mexicaines ne peuvent pas (ou ne veulent pas, qui sait) mettre de l'ordre dans ce secteur d'activité aussi illégal que destructeur mais lucratif. Sea Shepherd a donc décidé de se mêler de ce qui ne les regarde pas si on en croit les pêcheurs. Ces derniers ne sont pas très heureux en effet de voir disparaître durant la nuit leurs filets mis en place dans la réserve naturelle créée pour protéger les marsouins.

Le 10 janvier 2019, les pêcheurs ont donc décidé de faire savoir de manière active leur mécontentement vis-à-vis de Sea Shepherd en se lançant à l'assaut de leur navire à bord d'une vingtaine de petits bateaux de pêche sur lesquels ont été aperçus des filets maillants interdits dans la réserve naturelle. Divers objets ont été lancés : des filets en direction des hélices, mais également des poissons morts, des ancres, des masses de plomb, de l'essence et même du Tabasco ! Les écologistes ont, quant à eux, riposté à l'aide d'une lance à eau.

La hache de guerre n'est pas encore enterrée, mais tout n'est pas encore perdu pour les vaquitas. Selon des spécialistes envoyés dans le golfe en septembre 2018, les marsouins sont concentrés sur une étendue d'environ 20 km par 40 qu'il serait possible de protéger des petits bateaux de pêcheurs par des barrières flottantes.

Par Charles Lorrain
Pour recevoir la newsletter

A lire ailleurs

Vos commentaires

Soyez le premier à laisser un commentaire !

Il vous reste caractères.