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SoFi, un poisson-robot pour explorer les océans

SoFi, un poisson-robot pour explorer les océans

L'exploration de la faune sous-marine a toujours été une fascination pour les hommes. Très longtemps totalement inaccessible, il n'est possible de l'apercevoir que depuis quelques dizaines d'années, un ou deux siècles au mieux. Mais celle-ci garde toujours son voile de mystère : les poissons sont craintifs et, dès qu'un humain ou un sous-marin s'approche de trop, ils s'enfuient. Dès lors, les détails du mode de vie des poissons échappent encore à la science.

C'est dans cette optique que les scientifiques du prestigieux Massachussetts Institute of Technology de Cambridge (MIT) ont créé SoFi, le poisson-robot. SoFi pour "Soft robotic Fish". L'édition du 21 mars 2018 de la revue Science Robotics publie un article des chercheurs du Laboratoire d'informatique et d'intelligence artificielle (CSAIL) détaillant leur création.

L'idée de base est que les poissons accepteront mieux un robot qui leur ressemble. SoFi a donc été conçu pour se déplacer comme un poisson. Il est doté d'un moteur et d'une pompe hydraulique qui aspire de l'eau et permet à sa queue en silicone de se déplacer latéralement. Ses nageoires latérales lui servent de plans de plongée : un système de compression et de décompression d'air a été conçu pour contrôler la flottabilité de l'engin et ainsi ses déplacements verticaux. Bien entendu, il est équipé d'une caméra frontale permettant d'observer ce qui se passe à l'avant.

Pour le moment, SoFi est à l'état de prototype et son objet n'est pas tant d'observer la vie marine que d'étudier des choix technologiques ainsi que son acceptation par les véritables poissons. SoFi a donc pour le moment un côté "bricolage" : l'électronique est un PC sous Linux, la batterie utilisée est celle d'un téléphone portable et la télécommande n'est rien d'autre qu'une manette de Super Nintendo étanchéifiée et modifiée pour fonctionner sous l'eau. Pour l'heure, la distance de contrôle est de 10 mètres moteur éteint et 5 mètres moteur allumé, car la liaison entre le poisson et la télécommande est acoustique et perturbée par le moindre bruit.

Les tests ont été effectués aux Îles Fidji à une quinzaine de mètres de profondeur et sont concluants malgré les limitations. Mais les scientifiques savaient déjà que les poissons ne se laissent pas abuser si facilement. Si SoFi permet de se rapprocher davantage et de faire de meilleures observations que des engins à hélices, les poissons savent tout de même faire la différence ! Des progrès sont donc encore attendus, en terme d'autonomie (40 minutes), de distance de contrôle et en matière de mimétisme pour aller au-delà de la forme et du mode de déplacement.

Par Charles Lorrain
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