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Seabubble, le petit bateau qui vole sur l'eau

Seabubble, le petit bateau qui vole sur l'eau
Photo: Francis Demange

L'offre de transports s'étoffe à Paris. Après le métro, le RER, le tramway, le funiculaire et le vélo, Paris se verra bientôt équipée d'hydroptères.

L'hydroptère, aussi connu sous le nom d'hydrofoil, est un bateau équipé sous la coque de deux ailes formant un V. Au-delà d'une certaine vitesse, un effet de portance soulève la coque du bateau hors de l'eau. La diminution de la traînée permet alors d'augmenter la vitesse du bateau tout en diminuant sa consommation.

Le concept n'est pas nouveau en soi, puisque des bateaux d'assez grande taille naviguent déjà depuis des dizaines d'années. L'innovation, c'est la taille et la vitesse. Il s'agit ici d'utiliser cette propriété sur des bateaux électriques de très petite taille qui peuvent voler à partir d'une vitesse de seulement 11 km/h. Ces embarcations sont destinées à être utilisées notamment sur les fleuves. La société SeaBubbles affirme que sa solution permettra aux villes engorgées de rendre aux fleuves l'importance qu'ils n'auraient jamais dû cesser d'avoir en matière de transports. Elon Musk, le charismatique patron de Tesla, se montre intéressé par le projet.

Les négociations sont en cours entre la société Seabubbles, les collectivités territoriales et l'administration. Le dispositif, qui a déjà fait l'objet de tests à Paris en juin 2017, pourrait faire l'objet d'une expérimentation grandeur nature sur la Seine dès 2018. Le principal obstacle est d'ordre réglementaire et sécuritaire en raison de la densité du trafic fluvial dans la capitale. Les Seabubbles doivent pouvoir évoluer à 30 km/h alors que jusqu'à présent, la vitesse maximale autorisée sur la Seine est de 15 km/h. Une solution est en train d'être trouvée entre le Maire de Paris Anne Hidalgo, la présidente de la Région Île de France Valérie Pécresse et le Ministre des Transports Elizabeth Borne.

Si tout se passe comme prévu, une dizaine de ces engins pourraient naviguer sur la Seine dès l'été prochain. Si leur fonctionnement sera dans un premier temps calqué sur celui des VTC, et il n'est pas exclu qu'ils soient intégrés dans le passe Navigo, l'abonnement aux transports en commun franciliens.

La devise de la société ? "Seabubbles, make our cities flow again" (n'y voyez aucune allusion à la devise électorale d'un président d'un grand pays ami), ce qui signifie grosso modo "rendons nos villes plus fluides".

Par Charles Lorrain
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