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Plus de la moitié des espèces de poissons menacés d'exil d'ici 2100

Plus de la moitié des espèces de poissons menacés d'exil d'ici 2100
Photo: Simon H.

Mauvaise nouvelle pour les poissons : jusqu'à deux tiers d'entre eux ne devraient plus pouvoir vivre dans leurs habitats actuels d'ici 2100. En cause, le réchauffement global des eaux, conséquence du réchauffement climatique.

Ce constat nous vient des chercheurs de l'Institut Alfred Wegener pour la recherche polaire et marine, qui ont publié dans la revue scientifique Science les résultats de leur étude sur l'impact du réchauffement climatique sur les poissons. S'étant penchés sur 700 espèces différentes, ils sont arrivés à une bien sombre conclusion : en 2100, les milieux naturels de 10 à 60% d'entre eux deviendront non-viables à cause de l'élévation de la température de l'eau.

Pour commencer, il faut savoir qu'un poisson évoluant dans une eau chaude a besoin de plus d'oxygène qu'un autre évoluant dans une eau froide. Or, plus la température de l'eau augmente, plus sa concentration en oxygène diminue. Avec une augmentation de 1,5°C, scénario considéré comme le plus optimiste pour 2100, 10% des poissons étudiés verront ainsi leur environnement devenir inhabitable. Dans le pire des cas, avec une élévation de 4 à 5°C, ce taux augmente à… 60% !

Le manque d'oxygène n'impacte pas seulement les individus adultes dont la vie va drastiquement se compliquer (recherche active de nourriture et reproduction consomment tous deux beaucoup d'oxygène). Les embryons et les alevins seront eux aussi fortement impactés, avec un taux de survie qui plongera à des niveaux si bas que l'extinction n'en sera pas loin. Pour ne pas disparaître, les poissons n'auront donc d'autres choix que l'exode, sauf que cela ne se fera pas sans conséquences.

Le Dr Flemming Dahlke, biologiste marin et co-auteur de l'étude, souligne l'exemple de la morue d'Atlantique, une espèce qui se reproduit dans la mer du Nord. Elle y est un prédateur essentiel tout en étant une proie de choix pour les phoques ou encore les flétans. Si cette espèce migre ou disparaît - chose la plus probable vu la pression de la surpêche sur elle -, on peut craindre la disparition d'une espèce qui lui est dépendante et/ou l'émergence d'une espèce invasive. Et puis, tous les poissons, comme ceux d'eau douce, ne peuvent pas fuir. Il faut donc s'attendre à ce que le réchauffement provoque d'importants bouleversements dans les années à venir.

Par Andriatiana Rakotomanga
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