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Plus d'une tonne d'obus retrouvés sur une plage landaise

Plus d'une tonne d'obus retrouvés sur une plage landaise
Photo: Capture vidéo Sud-Ouest

Messanges, commune des Landes. Une petite station balnéaire caractérisée comme beaucoup d'autres de la région par son immense étendue de sable fin, appréciée par les enfants et les surfeurs. Et manifestement aussi par la Wehrmacht en son temps. En ce mois d'octobre 2020, les vieilles munitions apparaissent sur le territoire communal comme les champignons après la pluie.

La dernière découverte en date remonte au 8 octobre 2020. Pas moins de 80 obus ont en effet été mis au jour, pour un poids de 600 kg. Ceux-ci ont été découverts à proximité d'une ancienne batterie d'artillerie allemande. Une semaine auparavant, trois obus avaient déjà été découverts sur la plage de Messanges par des promeneurs. Les démineurs sont intervenus et ont découvert au total pas moins de 500 kg d'obus répartis dans 5 alvéoles ainsi que plusieurs caisses de mines antichars ! Cette découverte a entraîné la fermeture par arrêté municipal pendant plusieurs jours de 800 mètres de plages pour une fouille complémentaire qui a manifestement été fructueuse.

Lors d'une telle découverte, les démineurs ont le choix entre déplacer les explosifs vers un site adéquat pour leur destruction, ou bien de les détruire sur place. Comme il est hors de question de déplacer une telle quantité de munitions, les démineurs les ont fait exploser sur place.

Que font donc ces munitions à cet endroit ? Durant la Seconde Guerre Mondiale, les Allemands s'attendaient à un débarquement à l'ouest. Ils ont pour cela construit une ligne fortifiée, qui s'étendait de la Norvège à la frontière espagnole, et connue sous le nom de "Westwall" ou "Mur de l'Atlantique". Les secteurs les plus fournis étaient les plus exposés, à savoir le littoral, de la Normandie aux Pays-Bas.

Dans les Landes, très loin des États-Unis et de l'Angleterre, moins de blockhaus. Mais des stocks de munitions avaient tout de même été prévus. Ceux-ci se sont parfois retrouvés ensablés et, avec le temps et l'érosion, se retrouvent à la surface. Inutile de rappeler que ces engins non seulement sont faits pour tuer, mais qu'en plus après une aussi longue exposition aux éléments, ils sont devenus parfois très instables. En cas de découverte, une seule chose à faire : prévenir la gendarmerie.

Voici comment les démineurs ont procédé à la destruction des obus :

Par Charles Lorrain
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