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Les moules auraient la capacité de dépolluer les océans

Les moules auraient la capacité de dépolluer les océans

Grâce à leur mode d'alimentation, les moules pourraient bien être une solution inattendue au problème de la pollution humaine qui touche les mers et les océans. Une possibilité lointaine que caressent déjà les scientifiques de la Fondation Tara Ocean.

Tous les amateurs d'assiettes de fruits de mer connaissent la moule. Une chair délicieuse à consommer frite, cuite dans un fumet, ou parfois même crue si elle est fraîche et récoltée au large. Des précautions obligatoires, car elle y a moins de chance d'être polluée.

Pour se nourrir, et accessoirement respirer, la moule filtre en effet jusqu'à 25 litres d'eau de mer par jour. Elle en prélève alors le phytoplancton qu'elle consomme, mais pas seulement : virus, bactéries, mais également pesticides, métaux lourds et microplastique sont aussi absorbés par l'animal et restent dans ses tissus.

Cette capacité fait que la moule est utilisée depuis longtemps pour surveiller l'état de santé des eaux dans lesquelles elle est plongée. Mais puisque l'animal est capable de retenir tout ce qu'il a filtré, à cette fonction de bio-indicateur pourrait bien venir s'ajouter celle de dépollueur. C'est en tout cas le rêve du Dr Leïla Meistertzheim, de la Fondation Tara Ocean, qui s'intéresse de près aux capacités de ce mollusque.

Plusieurs caractéristiques de la moule viennent corroborer ce nouveau rôle. Un ingénieur environnemental de l'université californienne de Stanford, le Dr Richard Luthy, a par exemple démontré que l'Anodonta californiensis, une moule d'eau douce, avait le pouvoir de dépolluer une eau contaminée par la bactérie E. coli. Les moules peuvent même être consommées a posteriori, la bactérie étant désactivée puis proprement éliminée par le mollusque.

Plus étonnant encore, les moules sont d'une aide précieuse dans la lutte contre l'eutrophisation qui, pour rappel, conduit à la création de zones mortes, l'un des 7 dangers menaçant actuellement les océans. Une eutrophisation se produit quand une grande quantité de nutriments, souvent issus de la pollution terrestre, se concentre dans l'eau et entraîne la prolifération d'algues planctoniques. Cela donne les fameuses marées rouges (ou vertes) qui font bien l'affaire du mollusque puisqu'il s'en nourrit. Et non seulement les moules combattent les algues, mais ici aussi, elles restent parfaitement comestibles.

Il reste encore à pousser les études sur les autres polluants comme le microplastique, mais déjà le Dr Leïla Meistertzheim se penche sur la faisabilité du projet.

Par Andriatiana Rakotomanga
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