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Le poisson tête-de-serpent terrorise les États-Unis

Le poisson tête-de-serpent terrorise les États-Unis

La nature recèle bien des merveilles, et chaque jour nous en donne de nouveaux exemples. Quoique, parfois, le terme "merveille" n'est pas le plus adapté.

Cette fois, la merveille s'appelle "poisson à tête-de-serpent", le nom vernaculaire désignant un groupe d'espèces de la famille des Channidae. Ces poissons d'eau douce, originaires d'Asie et d'Afrique, ont une particularité peu ordinaire pour des poissons : ils sont capables de respirer et de se déplacer hors de l'eau sur plusieurs centaines de mètres durant plusieurs jours pourvu qu'ils restent humides. Voilà pour le côté merveilleux.

Mais il y a aussi le côté "Créature du Lac Noir". Ces animaux sont consommés dans leurs régions d'origine et ont été exportés dès le 19e siècle dans d'autres régions du monde pour la pisciculture. Seulement voilà, cet animal vorace, dans un environnement qui n'est pas le sien, se retrouve en bout de chaîne alimentaire, dans le rôle de super prédateur, déséquilibrant ainsi les écosystèmes. Car le glouton - d'une longueur d'un mètre environ - ne se contente pas des autres poissons. Il peut aussi se rassasier de petits rongeurs, d'amphibiens, de lézards et même d'oiseaux. Et comme il se reproduit rapidement et peut passer d'une rivière à un étang, le contrôle de sa population et de son expansion géographique est difficile.

L'espèce, déjà présente dans 15 états, a été aperçue récemment dans un étang en Géorgie. Les autorités locales ont décidé de prendre le taureau par les cornes avant de voir leur État envahi à son tour. Toute personne trouvant une tête-de-serpent est priée de la trucider et de la congeler afin d'être sûre que la bête soit effectivement passée de vie à trépas. Et de prendre une photo de l'animal en entier avec des gros plans de sa bouche, de ses nageoires et de sa queue, de prendre note de l'endroit exact de la rencontre (avec les coordonnées GPS si possible), et de transmettre le tout aux autorités géorgiennes.

Mais attention à ne pas confondre ! Ce poisson ressemble à s'y méprendre à une espèce autochtone, le poisson-castor. Ce dernier a non seulement la même allure que la tête-de-serpent, mais il a en outre également la faculté de respirer de l'air.

Par Charles Lorrain
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