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Le navire de Francis Crozier enfin exploré dans l'Arctique

Le navire de Francis Crozier enfin exploré dans l'Arctique
Photo: Toile de George Chambers

Une épave a été explorée par un sous-marin. Une épave de plus, pourrait-on dire, car il existe des centaines d'épaves de bateaux et les moyens existant à l'heure actuelle permettent plus facilement qu'autrefois de les explorer.

Mais l'épave dont il s'agit n'est pas une épave comme les autres. Il s'agit des restes du HMS Terror, dont le capitaine au moment du naufrage n'était autre que l'explorateur Francis Crozier, un navigateur qui a laissé son nom à de nombreux lieux de par le monde.

Ce navire a été lancé en 1813 par la Royal Navy comme un navire de guerre, avant d'être reconverti en navire d'exploration polaire dans les années 1830. Après deux missions, le HMS Terror et son "coéquipier", le HMS Erebus, sont équipés de moteurs à vapeur et envoyés en 1845 dans le grand nord canadien pour emprunter le passage du nord-ouest : c'est la mission Franklin.

La mission s'est terminée de façon tragique puisque les bateaux ont disparu corps et bien, sans jamais arriver au bout de leur périple. Si les corps des marins ont été retrouvés à terre depuis longtemps, l'emplacement des bateaux était resté un mystère. C'est chose faite en 2014 pour l'Erebus puis en 2016 pour le Terror, près de l'île du Roi-Guillaume, à un endroit nommé... "Terror Bay". Les épaves sont rapidement protégées par le gouvernement canadien et leur accès est interdit.

Ce n'est qu'en 2019 qu'une exploration a été entreprise. La carcasse de la vénérable bombarde ne gît que par 24 mètres de fond, mais cet endroit est très souvent recouvert par les glaces et son accès est donc difficile.

Des images ont enfin été diffusées. Celles-ci ont révélé un bateau en très bon état de conservation après 170 ans dans l'eau. La température de l'eau, souvent à moins de zéro degré, a permis au Terror de traverser le temps presque sans encombre. Les images émouvantes montrent notamment des assiettes encore en place dans le vaisselier ! Les 48 plongées ont permis de rassembler des photos de 90 % du navire, à l'exception notable des quartiers personnels du capitaine dont la porte est fermée. Les archéologues n'excluent pas de pouvoir y découvrir des documents permettant d'en connaître plus sur cette expédition et les conditions du naufrage.

Cette découverte permet enfin de lever une partie du mystère qui recouvrait encore l'expédition Franklin. Mais pas totalement, car il reste à expliquer entre autres choses pourquoi les navires sont à ces positions, hors de leur itinéraire prévu, et ce qu'ont bien pu faire les membres de l'équipage entre le début de leur calvaire et leur mort.

Par Charles Lorrain
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