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La peau de poisson, un pansement pour grands brûlés

La peau de poisson, un pansement pour grands brûlés
Photo: Dominyk Lever

Au Brésil, un hôpital spécialiste des grands brûlés teste une nouvelle méthode pour soigner ses patients : à la place du pansement traditionnel, l'un de ses médecins, spécialiste dans la chirurgie réparatrice, utilise de la peau de poisson pour panser la plaie des malades.

L'espèce utilisée ici est le Tilapia, un poisson d'eau douce peu cher et présent en quantité dans les régions tropicales. Ce poisson présente en effet la particularité d'avoir dans sa peau un taux très élevé de collagène de types 1 et 3. Il s'agit d'une protéine naturelle qui assure non seulement l'élasticité de la peau par son effet hydratant, mais également sa régénération. C'est pour cela qu'on le retrouve d'ailleurs comme ingrédient principal dans plusieurs produits cosmétiques comme les crèmes et lotions anti-âge.

Appliquée en guise de pansement sur les peaux brûlées, la peau de tilapia empêche donc non seulement leur contamination par un corps extérieur, mais favorise aussi leur hydratation tout en accélérant leur cicatrisation. Évidemment, avant toute application, la peau de tilapia doit être traitée car elle contient encore une très grande quantité de germes. Elle doit préalablement subir un nettoyage en profondeur, puis passer par un processus de stérilisation afin d'éliminer tous possibles contaminants. Et ce n'est seulement qu'après avoir encore passé deux ans en réfrigération qu'elle pourra enfin être utilisée sur des brûlés.

Sans vouloir la qualifier de miraculeuse, cette méthode de soin utilisant des peaux de Tilapia est très prometteuse : pour les brûlures superficielles, il suffira d'une seule application et d'attendre que la peau soit entièrement cicatrisée. Pour des brûlures au second degré, il sera nécessaire de remplacer plusieurs fois le pansement, mais celui-ci offre un temps de guérison plus rapide qu'avec des pansements classiques. Parmi ses limites pourtant, ce type de soins n'est pas encore utilisable sur des brûlures du troisième degré qui nécessitent toujours une greffe de tissus pour être soignées.

Notons enfin que ce n'est pas la première fois qu'un traitement alternatif est utilisé pour guérir les grands brûlés : des médecins français utilisent déjà des pansements de peau de porc (un animal dont le génome est proche de celui de l'Homme), ou encore des membranes amniotiques récupérées après une césarienne.

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