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La moitié des plages de sable pourraient disparaître

La moitié des plages de sable pourraient disparaître
Photo: Joaquín Enríquez

Si la question du réchauffement climatique est au cœur de la plupart des débats sur l'écologie, cette étude publiée le 2 mars dernier dans la revue scientifique Nature Climate Change vient apporter des précisions sur les ravages de l'augmentation de la température sur la planète, consécutive à l'émission de gaz à effet de serre. Au rythme actuel, près de 50 % des plages de sable auront disparu de la surface du globe en 2100.

Pour en arriver à de telles conclusions, les responsables de l'étude du Centre commun de recherche de la Commission européenne se sont appuyés sur des images satellites, pour la période 1984-2015. Ils ont ainsi pu analyser l'évolution des plages durant ces 30 années et constater les dégâts, avec une érosion croissante. Les tempêtes plus fréquentes et plus violentes ainsi que la montée du niveau de l'eau engloutiront la moitié des littoraux d'ici la fin de ce siècle, si rien n'est fait pour enrayer le phénomène.

Deux cas de figure ont été envisagés par les chercheurs. Le premier, le plus pessimiste, part du principe que les émissions de gaz à effet de serre se poursuivront à leur rythme actuel. Avec cette hypothèse, l'équivalent de 132 000 kilomètres de plages (soit 49,5 % du total mondial) disparaîtraient. L'autre possibilité envisage une baisse de ces émissions, avec une température qui n'augmenterait que de 3°C. Dans ce cas, 1/3 des plages de la planète serait menacé, soit 95 000 km de sable. On rappelle que l'accord de Paris de 2015 a fixé une limite acceptable de 2°C pour cette augmentation de température, ce qui place tout de même le scénario le plus optimiste au-dessus des mesures requises.

Si l'on pense au tourisme qui sera évidemment impacté par ces changements atmosphériques, avec la disparition de lieux attractifs pour les vacanciers, la préoccupation principale n'est pas là. Les plages représentent une défense naturelle pour la population locale et la disparition de ce rempart mettrait en danger les villes et villages situés à proximité des côtes. Cela se traduirait par des inondations plus fréquentes et des dégâts majeurs en cas de cyclones ou de tempêtes.

Si ces prédictions venaient à se réaliser, les zones les plus touchées seraient l'Asie de l'Est et l'Asie du Sud-Est, qui pourraient perdre la moitié de leurs plages d'ici à 2050, l'Australie qui verrait 15 000 km de plage disparaître, et certains pays d'Afrique de l'Ouest avec un impact sur 60% de leurs étendues de sable. Ailleurs, le Canada, la Russie, la Chine, le Brésil ou encore l'Inde seraient également touchés durement par ces modifications.

Un constat alarmiste qui s'ajoute à la prévision de l'engloutissement des villes au cours des prochaines décennies.

Par Mickael
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