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Garfield à la plage : le mystère est résolu

Garfield à la plage : le mystère est résolu
Photo: DR

L'arrivée des déchets sur les côtes est un phénomène généralisé partout dans le monde. Sacs en plastique, brosses à dents et autres bouteilles sont monnaie courante. En Bretagne, c'est la côte d'Iroise, près de Brest, qui en fait les frais. Et ce ne sont pas de vulgaires sandales qui sont ramassées mais... des téléphones !

Une pollution aux téléphones, voilà qui sort de l'ordinaire ! Et pas n'importe lesquels : il s'agit d'appareils à l'effigie de Garfield, le gourmand et flemmard chat pacha, star des BD depuis la fin des années 70. D'ordinaire, Garfield nous fait rire, mais en l'occurrence, les associations de protection de l'environnement ne trouvent pas ça drôle du tout. Les matous de plastique s'échouent depuis plus de 35 ans, principalement sur les plages de Plouarzel et Ploumoguer. Des téléphones fixes, car nous sommes dans les années 80 !

Le journal "Le Monde" rapporte le bilan de Claire Simonin-Le Meur, présidente de l'association Ar Viltansoù. En 2018, son association a ramassé des déchets sur 20 kilomètres de côtes. Parmi les 2,2 tonnes de déchets, pas moins de 200 débris de téléphones Garfield. Elle a mené l'enquête pour retrouver la source de ces appareils. Jusqu'à contacter Paws Inc., la société détentrice des droits sur le fameux matou. En vain. Jusqu'à ce mois de février 2019.

Après la médiatisation de ce phénomène, un agriculteur a en effet annoncé se souvenir d'un échouage de conteneur à un endroit accessible uniquement lorsque la mer se retire. Claire Simonin-Le Meur a donc attendu le 22 mars 2019, un jour de grand coefficient de marée, pour s'aventurer à l'endroit indiqué : une grotte la plupart du temps immergée, sur le territoire de la commune du Conquet.

L'investigation a été fructueuse : plusieurs téléphones Garfield entiers ont été retrouvés coincés sous les rochers à proximité du conteneur échoué. Mais l'origine de l'échouage reste mystérieuse. L'association mondiale des armateurs (World Shipping Council) estime à plusieurs centaines le nombre de conteneurs tombés à la mer chaque année. Cependant, afin d'éviter des problèmes judiciaires, tout n'est pas toujours déclaré.

Si les services du parc marin d'Iroise sont intervenus pour sortir le reste des téléphones, il semble qu'il n'y a plus grand-chose à récupérer : après trois décennies d'assaut des vagues, presque toute la marchandise a déjà disparu du conteneur. Claire Simonin-Le Meur n'est toutefois pas convaincue que ce seul conteneur soit la source de tous les débris de plastique retrouvés sur les plages de la région. Le mystère Garfield n'est donc pas encore entièrement résolu. Et impossible de donner sa langue aux chats, pas même pour un plat de lasagnes.

Par Charles Lorrain
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