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Des filets connectés pour le bien des océans et des pêcheurs

Des filets connectés pour le bien des océans et des pêcheurs

Une filiale du Centre national d'études spatiales (CNES) a développé un système de filets de pêche géolocalisables via satellites, avec pour ambition de diminuer la pollution plastique en mer générée par la pêche.

C'est à l'occasion de la journée mondiale des océans du 8 juin 2020 que la CLS (Collecte Localisation Satellite), une société internationale spécialisée dans la localisation et la collecte de données via des systèmes satellitaires, a dévoilé son système de géolocalisation de matériels de pêche. Elle a mis au point pour cela une nouvelle génération de balises à très faible encombrement et de haute performance, pouvant assurer une continuité de service malgré les mauvaises conditions en haute mer.

Deux ans de recherche et développement ont été nécessaires à leur conception et les petites balises sont chacune composées d'une mini-antenne, d'une puce, d'un mini-émetteur et d'une batterie, le tout contenu dans un boîtier étanche. Connectées au système de localisation mondial par satellites Argos qu'exploite déjà la CLS, elles sont ensuite fixées à un filet, à une ligne ou un casier qui pourront alors être géolocalisés en tout temps par son propriétaire.

Les retombées sont doubles : pour le pêcheur, il s'agit de pouvoir retrouver facilement et à moindre coût du matériel de pêche coûtant plusieurs milliers voire plusieurs centaines de milliers d'euros. Pour l'environnement, la récupération des filets dérivants limite le nombre de filets fantômes qui sont très préjudiciables à la faune marine. Sans compter que, comme il n'y a plus de phase de recherche en mer, la récupération des filets se fait avec une empreinte carbone amoindrie.

Soutenue par le CNES et l'Ifremer (Institut français de recherches pour la mer), la CLS a déjà terminé une première phase d'expérimentation en déployant en conditions réelles une vingtaine de filets de pêche connectés au large de Toulon. Plusieurs autres phases tests devraient par la suite avoir lieu un peu partout dans le monde, au Canada comme en Norvège, au Danemark comme en Guyane, le tout pour une durée fixée à 18 mois encore. Cela dit, les premiers résultats ont été plus que concluants et la CLS envisage déjà l'industrialisation de ces mini-balises à l'horizon 2022.

Par Andriatiana Rakotomanga
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