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Des femmes à bord des sous-marins : enfin !

Des femmes à bord des sous-marins : enfin !

Jean-Yves Le Drian, alors Ministre de la Défense, l'avait annoncé en 2014 : les femmes à bord des sous-marins français, ce serait pour 2017. La Royale a tenu cet engagement.

Le Chef d'Etat-Major de la Marine Nationale, l'amiral Christophe Prazuck, l'a annoncé le 4 décembre 2017 à l'occasion d'une conférence de presse : quatre femmes ont rejoint l'équipage d'un sous-marin fin novembre après deux ans de formation. Si leur identité n'a pas été révélée, on connaît leur spécialisation : un médecin, une spécialiste plongée, une spécialiste nucléaire, et un officier chef de quart. Pour le moment à l'entraînement avec le reste de l'équipage, elles devraient embarquer prochainement pour leur première mission opérationnelle.

La question de la féminisation des armées est un sujet qui est sur la table depuis des décennies : les femmes ne sont pleinement intégrées dans l'armée que depuis 1972. Si l'acceptation des femmes dans l'Armée de Terre puis dans l'Armée de l'Air a fait l'objet d'obstacles davantage psychologiques que techniques, il n'en est pas de même dans la Marine.

Car faire cohabiter hommes et femmes dans une enceinte close de dimensions restreintes n'est pas choses aisée. Dans les bâtiments de surface, il est possible de cloisonner (difficilement) des espaces distincts. Dans les sous-marin, c'est une autre paire de manches, car les contraintes et l'espace disponibles sont encore plus problématiques. C'est ce qui explique que le métier de sous-marinier est l'un des derniers à se "mixiser". Au pas de la tortue (de mer) car malgré la bonne volonté des uns et des autres, les obstacles sont nombreux.

L'expérience est donc tentée à partir de cette année. Le bâtiment choisi est un SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d'engins), autrement dit les sous-marins chargés de la dissuasion nucléaire. Pourquoi ce choix ? Parce que ces bâtiments sont les plus gros sous-marins de la Marine Nationale et qu'il a été possible d'y aménager des chambres et des sanitaires réservés au personnel féminin. Les SNA (sous-marins nucléaires d'attaque) actuellement en service ne se prêtent pas à la féminisation des équipages. Ce sera par contre possible pour les bâtiments de la classe Barracuda dont le cahier des charges prévoit la présence de femmes. Leur entrée en service est prévue pour 2019.

Reste le retour d'expérience pratique : comment se pratiquera la cohabitation de 4 femmes et 106 hommes pendant plusieurs mois dans une enceinte aussi confinée ?

Par Charles Lorrain
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