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Dauphins tués : les pêcheurs vendéens pointés du doigt

Dauphins tués : les pêcheurs vendéens pointés du doigt
Photo: Toxic Web

L'échouage massif et régulier de dauphins morts sur les côtes françaises est un vrai problème écologique pour lequel on peine à trouver des solutions. En cause, la pêche des chalutiers au large, qui attrapent au passage quelques dauphins dans leurs filets. L'association Sea Shepherd, connue pour ses actions coup-de-poing dans l'Arctique, dénonce une inefficacité des mesures et un mensonge de la part des pêcheurs.

Tout est parti d'une découverte macabre, celle d'un charnier sur une plage des Sables d'Olonne, formé par les cadavres de dauphins entassés là par la commune avant leur envoi chez un équarrisseur. Il s'agirait d'une pratique régulière pour faire face à l'échouage incessant des corps de ces pauvres animaux.

Devant de telles images, Sea Shepherd a décidé de réagir en dénonçant les méthodes de pêche des chalutiers vendéens, en l'occurrence celles des pêcheurs des Sables d'Olonne et de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Dans sa ligne de mire : leur refus de se laisser surveiller, comme cela se pratique dans de nombreux pays. "Les navires (...) dont sont originaires les chalutiers que nous avons filmés avec des dauphins dans leurs filets (...) refusent toute présence d'observateurs. A quand l'obligation ?", se plaint l'ONG. Une méthode pourtant conseillée par les scientifiques pour responsabiliser les pêcheurs et identifier les bateaux à l'origine de cette tuerie.

Autre point de contrôle : les fameux pingers, des répulsifs acoustiques permettant d'éloigner les dauphins et censés être installés à bord des chalutiers. Problème, peu de navires en sont équipés, malgré les dires du Comité des Pêches de la Loire qui affirme que tous les chalutiers en possèdent. De son côté, Sea Shepherd crie au mensonge : "Aucune trace de pinger et si pingers il y'avait eu, il auraient fait la preuve de leur inefficacité".

Pire, des chalutiers des Sables d'Olonne et de Saint-Nazaire braconneraient dans des espaces protégés, sans contrôle ni sanction. Bien que la France ait signé la Convention de protection des cétacés, s'engageant ainsi à réduire leur capture, l'administration semble ne pas se préoccuper du problème, laissant les pêcheurs travailler en roue libre. Une situation alarmante quand on sait que les dauphins échoués sur nos plages ne représentent que 20% de ces animaux tués par les filets de pêche.

Par Guillaume Daveluy
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