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Au Havre, une ancienne décharge se vide sur la plage

Au Havre, une ancienne décharge se vide sur la plage
Photo: capture reportage France 3

Au nord du Havre, en Normandie, une ancienne décharge déverse depuis des années ses déchets dans la mer sans que rien de concret ne vienne remédier à la situation.

La scène est surréaliste : grignotée par les vagues qui viennent lécher son contrebas à chaque grande marée et tempête, la décharge sauvage de Dollemard, devenue falaise au fil des années, délivre monceau par monceau, mètre cube par mètre cube, ses détritus à la mer.

Cette décharge existe depuis les années 1950. On y jetait alors tout et n'importe quoi jusqu'à sa fermeture définitive fin 1999 et même les entreprises de BTP y avaient leurs habitudes. Aujourd'hui, la falaise de Dollemard s'étend sur 1 km de long et "accueille" 400 000 tonnes de déchets qui se déversent dans la Manche au rythme de 30 à 80 mètres cubes par an. Les ordures s'éparpillent ensuite sur les plages locales, bien sûr, mais aussi sur celles du nord de la France jusqu'à Dunkerque.

Il a fallu le passage d'Eleanor en janvier 2018 pour qu'enfin la municipalité écoute les revendications des ONG. Le problème était pourtant connu depuis des années et une étude avait même eu lieu en 2011 pour analyser la situation. Une "étude de diagnostic", avouera plus tard Marc Migraine, adjoint au maire en charge de la nature de la ville du Havre. Mais même si aucune solution technique n'en est ressortie, elle a eu le mérite d'avancer un chiffre : 20 millions d'euros. C'est le montant nécessaire au nettoyage complet du site et à sa remise en état.

Reste maintenant, pour paraphraser l'élu, qu'on ne trouve pas une telle somme "sous le sabot d'un cheval". Et puis pour Hubert Dejean de la Batie, maire de Sainte-Adresse, président du Conservatoire du Littoral et vice-président de la région en charge de l'environnement, il est hors de question que seule la municipalité sorte son carnet de chèques.

Sous-préfecture, Région, Département, Conservatoire du Littoral et municipalité se sont ainsi réunis le 15 mars pour trouver une issue. Il a été décidé le lancement d'une nouvelle étude, axée sur les solutions techniques cette fois-ci. Des poursuites judiciaires à l'encontre des anciens propriétaires des terrains ont également été envisagées. Ils faisaient en effet payer l'accès à leur décharge sauvage et ont continué à l'exploiter pendant 5 ans malgré une première fermeture en 1994.

En attendant, les allocations versées à l'association Aquacaux ont été augmentées de 30%. Seuls en effet ses salariés, aidés de bénévoles, nettoient aujourd'hui régulièrement les plages souillées par la décharge.

Par Andriatiana Rakotomanga
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