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Une méduse dans votre assiette

Comment ça, la méduse vous dégoûte ? Tout ça parce qu'elle est un peu molle et peu souriante. Et encore, on ne vous a pas demandé d'en manger. Pourtant, cet animal pourrait bien devenir une alternative au poisson. Les Chinois le savent bien, ils la dégustent depuis fort longtemps.
Une méduse dans votre assiette
Photo: Kirk K

Avec ses tentacules venimeux et sa peau translucide qui laisse entrevoir ses organes, la méduse ne se fait pas que des amis. Il est vrai que l'animal n'a rien d'attachant : la méduse pique facilement le nageur insouciant, cultivant ainsi une fâcheuse réputation. Détestée par les baigneurs, méprisée par les pêcheurs, elle semble rejetée de tous les côtés. Enfin presque.

Une tradition culinaire en Asie

Car en Extrême-Orient, la méduse a trouvé son utilité. Et pas n'importe où : en cuisine, s'il vous plaît. La salade de méduse est même un grand classique de la cuisine asiatique. Et il n'est pas nécessaire de voyager au bout du monde pour goûter à cette spécialité. Certains restaurants chinois en plein Paris proposent cette curiosité aux amateurs de nouveautés gustatives. Pour avoir testé la salade de méduse, nous sommes en mesure de vous dire que ça n'a pas grand intérêt. L'animal n'offre pas un goût très prononcé et c'est surtout la sauce qui fait la différence. Quant à la texture, elle tient ses promesses : à la fois flasque et croquante, tout comme le laisse présager le look de la bestiole.

La cuisine au service de l'écologie

Et là, vous vous dites : "quel rapport avec l'écologie ?". Tout simplement parce que la très sérieuse Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) a récemment recommandé l'utilisation de la méduse dans la cuisine pour lutter contre sa prolifération. Les experts parlent même d'un "océan de méduses" et, devant cette invasion, préconisent de développer des produits alimentaires à partir de ces créatures.

Autre raison invoquée par la FAO : lutter contre la diminution des stocks de poissons dans les mers du globe. Il faut dire que depuis les années 50, les populations de poissons n'ont pas cessé de fondre comme neige au soleil. Entre surexploitation et appauvrissement voire épuisement des stocks, les poissons commencent à se faire rares dans certaines zones de pêche. Un cercle vicieux s'instaure alors, quand on sait que la surpêche est responsable de la disparition des grands prédateurs de la méduse.

Quelques recettes à tester (ou pas)

L'équation est donc simple : pour sauver les poissons, mangez des méduses. Et si la version en salade ne vous attire pas, sachez qu'il existe d'autres moyens de consommer ces animaux marins. Cuites au court-bouillon et assaisonnées d'un jus de citron, les petites méduses se dégustent à l'apéro. Pour une ambiance typiquement chinoise, essayez le Porc épicé au céleri et à la méduse, la Soupe de neige, à base de méduse et de châtaigne d'eau ou encore la Méduse sautée aux germes de soja. En plus, la méduse est un produit basse calories, offrant 95% d'eau et 5% de protéines. Elle est également riche en Oméga 3.

Si vous êtes encore dubitatif, pensez qu'il y a à peine quelques décennies, les pêcheurs rejetaient les seiches prises dans leurs filets : elles valent aujourd'hui leur pesant de cacahuètes sur les étals des poissonniers.

Allez, un dernier petit secret en bonus : une méduse répondant au doux nom de Turritopsis nutricula serait capable d'inverser le processus du vieillissement. On l'appelle d'ailleurs la méduse immortelle et elle donne des idées aux fabricants de produits régénérants pour les humains. Voilà qui devrait susciter votre intérêt pour l'animal...

Par Guillaume DaveluyPublié le 18/09/2013
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