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Qu'avale-t-on vraiment quand on boit la tasse ?

Boire la tasse est un grand classique quand on s'amuse dans l'eau. Il suffit de chahuter un peu trop fort ou qu'une vague nous prenne en traître pour qu'on coule et hop, on boit le bouillon. Mais vous êtes-vous déjà demandé ce que l'on avale vraiment en pareille situation ?

Qu'avale-t-on vraiment quand on boit la tasse ?

La mer, ce n'est pas que de l'eau salée. Bon, il est vrai qu'elle contient des sels dissous et des oligo-éléments, mais, comme vous allez le voir, on y trouve beaucoup d'autres choses aussi, même s'il faut un microscope pour s'en rendre compte.

De sel et d'eau

Commençons par la composante la plus évidente de l'eau de mer : l'eau. Il faut en compter 970 à 960 grammes dans 1 kg, soit 96% à 97% de l'eau de mer. On parle ici d'eau pure qui serait donc potable si et seulement si il n'y avait pas le sel qui venait tout gâcher.

Ce dernier représente les 3 à 4% restants (27,5% pour la mer Morte) et est surtout présent à l'état d'ions. On y trouve de tout : un peu de calcium, du potassium, du magnésium, mais surtout du sodium et du chlore. On y trouve également beaucoup d'autres éléments à l'état de traces comme du sulfate, du lithium, de l'aluminium ou encore du strontium. La liste est tellement longue que beaucoup croient fermement au pouvoir prophylactique de l'eau de mer qui est d'ailleurs disponible en pharmacie sous l'appellation "plasma d'eau de mer".

Du plancton et des bactéries

Ce n'est pas une surprise, l'eau de mer est remplie de plancton microscopique. On y distingue le phytoplancton, le zooplancton et le bactérioplancton.

Le premier est l'ensemble d'algues et d'organismes unicellulaires vivant dans l'eau par photosynthèse. Leur nombre dans nos mers et nos océans est tel que ce sont en fait eux, en absorbant le dioxyde de carbone et en rejetant du dioxygène, les véritables poumons de notre planète. Dans une eau à la bonne température, certains de ces organismes végétaux sont également capables de libérer des substances biochimiques antibactériennes et antivirales.

Le zooplancton, quant à lui, est composé d'œufs et de larves de poissons ou de crustacés, et de minuscules animaux comme les copépodes ou les chétognathes, des vers prédateurs qui composent 10% du zooplancton.

Enfin, le bactérioplancton est, comme son nom l'indique, composé de bactéries, le plus souvent ciliées (se déplaçant grâce à des cils vibratiles), qui heureusement ne nous rendent que très exceptionnellement malades. En outre, ces bactéries sont le plus souvent anaérobiques et de ce fait ne supportent pas l'oxygène. Cela signifie qu'elles sont moins présentes lorsque l'eau est agitée (car l'eau se mélange alors davantage à l'oxygène de l'air).

Les rejets anthropiques

Derrière ce terme pour le moins pompeux se cachent tous types de rejets d'origine humaine. On parle, entre autres, d'hydrocarbures, de crème solaire, et surtout de micro-plastiques qui se déversent en continu dans les océans.

Ce micro-plastique vient de plusieurs sources. Il y a déjà les micro-billes de plastique largement utilisées en cosmétique, mais heureusement interdites en France depuis le 1er janvier 2018. On trouve ensuite les micro-plastiques issus de la désagrégation de morceaux plus gros en mer.

Voilà donc, plus ou moins, tout ce qui nous passe par le gosier lorsque nous buvons la tasse. Pas très glamour, d'autant plus qu'il reste un dernier point brûlant à voir, la fameuse question des déjections de poissons. En avale-t-on quand on boit la tasse ? La réponse est, normalement non : leur densité les fait couler directement vers le fond et il est donc peu probable d'en avoir à la surface. Ouf.

Par Andriatiana RakotomangaPublié le 22/05/2018
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