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Opération déminage

De nombreuses plages gardent dans leurs entrailles des souvenirs explosifs des guerres passées. Certaines opérations sont régulièrement menées pour assainir ces sites et les rendre accessibles au grand public.

La façade maritime de l’ouest de la France a connu une période particulièrement mouvementée au siècle dernier. La deuxième guerre mondiale a ainsi ravagé de nombreuses plages qui sont, aujourd’hui encore, truffés de mines et bombes en tout genre.

Face à Saint-Malo, l’île de Cézembre fait partie des victimes. A tel point qu’une moitié de la plage est restée militaire, interdite au public. Mais depuis quelques temps, une opération de déminage de grande envergure a pour objectif de dépolluer l’autre moitié. Et elle en a grand besoin : on y trouve encore des obus, des grenades, des mines anti-personnelles et anti-chars...

Le ministère de la Défense a donc lancé un grand chantier sur lequel oeuvrent des démineurs, un chef de chantier, un expert de la sécurité pyrotechnique et plusieurs militaires. Une carte de la plage a été réalisée avec des sondes électro-magnétiques, afin de savoir où creuser avec leur pelleteuse de 25 tonnes. Certaines munitions sont enterrées jusqu’à six mètres de profondeur.

Quand ils trouvent un matériel dangereux, ils creusent un trou, appelé fourneau, dans lequel ils mettent l’objet du délit, puis le recouvrent d’une charge plastique et de sable. Après avoir raccordé le détonateur, les spécialistes rejoignent un blockhaus, vérifient qu’un bateau ne s’approche pas de l’île, et déclenchent l’explosion. Sur la plage, il ne reste qu’un cratère noirci par la charge.

En quelques semaines, des dizaines de bombes sont ainsi détruites, mais aussi du matériel de débarquement. Un travail minutieux et une solution efficace pour que la plage retrouve enfin son aspect originel.

Par Guillaume DaveluyPublié le 01/01/1970
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