Vous utilisez un bloqueur de publicités et nous pouvons le comprendre.
Mais notre site est entièrement gratuit grâce à  la publicité, non intrusive.
Merci de nous soutenir en désactivant votre bloqueur.

> Cliquez sur l'icône rouge située en haut à  droite de votre navigateur
> Choisissez l'option : "Désactiver pour ce site" ou cliquez sur le bouton bleu, puis sur "Actualiser"
> Si besoin, rechargez la page en appuyant sur la touche F5 de votre clavier

OFNI, le cauchemar des marins et des skippers

L'océan a beau être une immensité bleue, un désert de vagues à perte de vue, il réserve parfois de mauvaises surprises à l'imprudent qui aurait baissé sa garde : un OFNI. Derrière ce sobriquet presque innocent se cache la plus grande hantise des marins et les skippers.
OFNI, le cauchemar des marins et des skippers

S'inspirant des fameux OVNIS, le terme OFNI signifie "Objet flottant non identifié". Ce sont des objets nageant entre deux eaux, émergeant à peine à la surface et que l'on heurte sans jamais savoir ce que c'était. Ils sont très difficiles à détecter, ce qui les rend très dangereux, surtout pour les petits bateaux comme les voiliers.

On peut diviser les OFNIS en deux catégories : les OFNIS d'origine naturelle et ceux de fabrication humaine.

Les OFNIS d'origine naturelle

Comme les collisions avec les gros animaux marins sont relativement fréquentes dans la navigation océanique, beaucoup considèrent les baleines, dauphins et autres grosses tortues comme des OFNIS.

Il est vrai que les mammifères marins ont l'habitude de venir poindre à la surface, surtout quand ils viennent respirer. Difficile alors de distinguer leur énorme masse au creux des vagues et ce n'est qu'à l'impact que l'on se rend compte qu'on a raté quelque chose.

Parmi les OFNIS naturels les plus communs, citons également les growlers. Ces morceaux de glace qui se détachent des icebergs sont très pernicieux. Ils émergent à moins d'un mètre au-dessus des flots et sont, là encore, compliqués à détecter avant le choc.

Les OFNIS d'origine humaine

Dans cette catégorie, on retrouve les plus dangereux des OFNIS : les conteneurs. Massifs, solides et facilement portés par les flots, ils peuvent aisément couler un voilier. Et à l'instar des containers, tout ce que transportent les navires et qui peut flotter peut se transformer en OFNI s'il se perd en mer : fûts métalliques, billes de bois, etc.

Les débris résultant des collisions et des naufrages constituent également des OFNIS et peuvent mettre en danger la navigation. Cela peut être un flotteur, un mât, voire carrément une épave flottant au gré des courants.

Enfin, il y a les dizaines de milliers de flotteurs océanographiques et de bouées météo lâchés en pleine mer et qui, en fin de vie, ne sont pas toujours récupérés.

bouée

Peut-on éviter les OFNIS ?

A l'heure actuelle, il n'existe aucun moyen sûr d'éviter les OFNIS.

Quand le skipper est seul à bord de son voilier, il ne peut pas scruter sans interruption les flots en quête d'un éventuel OFNI. Et même à plusieurs, en désignant un veilleur ou en organisant des quarts, la nature même des OFNIS les rend compliqués à détecter le jour et impossibles à voir la nuit.

Pour les aider, les navigateurs se reposent donc essentiellement sur la technologie, même si là encore, elle n'est pas d'une grande efficacité. Certains utilisent un sonar, d'autres un radar, d'autres encore ont recours à des caméras à infrarouge.

L'ennui est que les limites de ces appareils sont vite atteintes : fort encombrement, performance dégradée en cas de mauvais temps, portée limitée, etc. Et puis il faut ajouter à cela le temps nécessaire pour exécuter les manœuvres d'évitement, pas évident quand on file à 40 nœuds (74 km/h) au milieu des vagues.

Bien souvent, on s'en remet tout bonnement à la chance dans une sorte de roulette russe, alors même que les OFNIS sont de plus en plus nombreux dans les océans. Lors du Vendée Globe 2016-2017 par exemple, 5 skippers ont été forcés à l'abandon après en avoir heurté. La faute à pas de chance.

Par Andriatiana RakotomangaPublié le 15/01/2020
Pour recevoir la newsletter

A lire ailleurs

Vos commentaires

Soyez le premier à laisser un commentaire !

Il vous reste caractères.