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Naissance d’une vague

Fascinante ou effrayante, la vague ne laisse personne indifférent. Sa beauté et sa force font le plaisir des surfeurs comme des plagistes. Mais d’où vient cette vague qui déferle sur la plage ?

On croit à tort que les vagues sont créées par les marées. En réalité, c’est le vent qui en est à l’origine. Celui-ci, issu du déplacement d’un anti-cyclone vers une dépression, provoque une oscillation de la surface de l’océan ou de la mer. L’onde mécanique ainsi créée se propage ensuite pour former des vagues.

La distance de la surface sur laquelle souffle le vent sans rencontrer d’obstacle s’appelle le fetch. Plus le fetch est important, plus la hauteur des vagues sera grande. Les vagues ordinaires sont dues à un coup de vent éphémère sur l’eau. Mais celles que nous connaissons le plus sur les plages, celles qui intéressent tant les surfeurs, se regroupent sous un seul nom : la houle.

Création, propagation et déferlement

La houle est également causée par le vent, mais elle se déplace ensuite à travers l’océan, comme une onde, transportée loin du lieu où elle a été initialement créée. L’action de la gravité étale cette houle, augmentant la distance entre deux crêtes. Cette distance, appelée "longueur d’onde", est un élément déterminant de sa vitesse : plus elle est grande et plus la houle se propage vite.

Lorsque la houle s’approche des côtes, la profondeur de l’eau modifie son profil : sa courbure s’accentue, la hauteur de crête augmente, l’eau bascule en avant et la vague déferle. Plus la pente du fond de l’eau est abrupte et plus la vague sera grande. En effet, en approchant du rivage, la houle sera moins ralentie par un fond qui remonte brusquement que par une pente douce étalée sur des kilomètres. C’est ce qui explique la différence entre les vagues de Bretagne et celles rencontrées sur les plages du sud-ouest.



Ce phénomène de déferlement peut arriver en pleine mer, puisqu’il suffit que la profondeur de la mer soit inférieure à la moitié de la longueur d’onde pour que la houle soit ralentie et se transforme en déferlantes.

Les scientifiques s’intéressent de plus en plus à l’énergie dégagée par la houle. Des systèmes sont à l’étude pour récupérer cette énergie renouvelable et écologique, afin de produire de l’électricité.

Les autres types de vagues

Le tsunami (terme japonais pour le raz-de-marée) est également une onde, mais provoquée par un remous sous-marin : séisme, éruption volcanique, impact de météorite, explosion atomique… Il est d’autant plus dangereux qu’il est imperceptible au large. C’est à l’approche des côtes que le niveau de l’eau s’élève rapidement, formant une vague d’un à plusieurs dizaines de mètres, qui va ensuite pénétrer dans les terres. Ces phénomènes ont surtout lieu dans le Pacifique et l’océan Indien. C’est pour éviter une confusion avec les marées que l’expression raz-de-marée a été remplacée par les scientifiques en 1963 par le mot tsunami.

Très rare, la vague scélérate est une vague océanique très haute et soudaine. Dans une eau très agitée (lors d’une tempête), elle a une même longueur d’onde que les vagues voisines. Mais sans raison apparente, elle forme un mur d’eau, de grande taille et de forte pression. Peu de bateaux peuvent y résister.
Photo : Phil Norton
>> A lire aussi : Le mystère de ces effrayantes vagues-tueuses

Par Guillaume DaveluyMis à jour le 20/12/2018
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