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Les dérivés du surf

Le surf a fait plus que des émules à travers le monde, il a inspiré d’autres sports de glisse pratiqués en bord de mer. Petite revue de ces déclinaisons parfois surprenantes…

Si le surf reste pour beaucoup l’indétrônable sportif debout sur sa planche, taquinant les déferlantes, on peut considérer plus largement toute activité de glisse pratiquée dans les vagues comme faisant partie de la même famille. L’encyclopédie en ligne Wikipédia considère même que « toute personne qui utilise l’énergie d’une vague pour se faire porter peut être considérée comme un surfeur ». C’est ainsi que sont nées plusieurs déclinaisons du surf, que l’on rencontre aujourd’hui sur toutes les plages du monde.

La plus simpliste est probablement le bodysurf : sans planche, le surfeur glisse sur la vague avec son corps. Cette discipline très épurée est en réalité antérieure au surf. Les Polynésiens semblaient la pratiquer avant même l’invention de la planche. Aujourd’hui, le bodysurf est devenu un sport à part entière : il y a même des compétitions très courues, comme le Pipeline Bodysurfing Classic, à Hawaii. Le corps tendu, avec parfois une paire de palmes, un bon nageur peut alors défier de très belles vagues. A noter que beaucoup de grands surfeurs sont également d’excellents bodysurfeurs.

Toujours allongé, mais cette fois sur une petite planche, l’adepte de la glisse trouvera son bonheur en bodyboard. Inventée par un californien dans les années 70, cette technique consiste à attaquer les vagues couché sur une petite planche et aidé par des palmes courtes. Certains spécialistes arrivent à poser un genou sur la planche, ou encore à réaliser d’impressionnantes figures de voltige.

Entre le surf et le bodyboard, le kneeboard consiste à glisser à genoux sur une planche courte, aidé également par des palmes au départ de la vague. Les figures pratiquées sont ensuite les mêmes qu’en surf.

Plus près du rivage, le skimboard est un subtil mélange de surf et de skate. Le surfeur lance une planche sur la fine pellicule d’eau qui sépare la plage des vagues avant de sauter dessus pour réaliser parfois des acrobaties. En effet, profitant du phénomène d’aquaplaning provoqué par l’eau sur le sable, la planche glisse aisément : encore faut-il pouvoir rester dessus ! La technique du « flat » consiste à rester sur la surface mouillée, à marée basse, en enchaînant les figures, comme en skate. Celle du « shore break » pousse le skimmer à affronter les vagues du bord pour exécuter des figures proches du surf. Si le skimboard semble avoir été inventé en Polynésie et aux USA dans les années 30, la légende raconte que c’est sur la plage de Laguna Beach, en Californie, qu’un sauveteur aurait voulu glisser sur sa planche cassée…

Pour ceux qui préfèrent rester assis, le kayak-surf permet de glisser sur des vagues moyennes, installé sur un kayak plat dont la structure est moulée pour accueillir les fesses et les talons du pratiquant. Insubmersible, ce petit canoë procure rapidement des sensations fortes et en fait un sport très accessible. A ne pas confondre avec le wave-ski, sorte de planche de surf avec un emplacement pour s’asseoir et des pagaies pour s’élancer et se diriger. Moins stable que le kayak, il est en revanche plus maniable et permet une meilleure glisse. D’origine australienne, cette technique était utilisée par les sauveteurs pour aller chercher les surfeurs en difficulté.

Créé par l’icône du surf Laird Hamilton, le foilboard lui est venu de son désir d’atteindre les plus grosses vagues, tracté par un scooter des mers. Cette planche est munie en son centre d’une dérive profilée en métal, qui lui permet de se soulever, offrant ainsi une course au-dessus de la surface de l’eau. Mais le recours à un moteur n’est pas conforme à la philosophie du surf et reste très controversé.

D’autres sports ne profitent pas forcément des vagues mais plutôt de la surface de la mer pour parcourir de longues distances. C’est le cas du paddleboard, une grosse planche conçue pour ramer avec les bras et se déplacer allongé ou sur les genoux, pendant des kilomètres. Hamilton, à nouveau, se démarque en l’utilisant debout, avec une rame.

Loin des vagues également, le wakeboard est un compromis entre surf et ski nautique : tracté par un engin à moteur, le rider effectue des figures sur une petite planche de surf munie de cale-pieds. Inventée dans les années 80 et initialement appelée « skurf », cette technique connaît d’autres dérivés, comme le wakeskate, sur une planche plus petite, ou encore le wakesurf, où le surfeur glisse sur la vague produite par le bateau.

Enfin, le kitesurf (ou flysurf) réconcilie les amateurs de sensations fortes avec les amoureux de la nature : le surfeur n’est plus aidé par un moteur mais par le vent. Installé sur une petite planche de surf, le pratiquant pilote une aile de traction distante de vingt à trente mètres. Ce grand cerf-volant lui permet de sillonner la mer tout en s’élançant dans les airs.

Par Guillaume DaveluyPublié le 25/09/2012
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